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L'origine de Main artificielle



Probablement connue depuis l'antiquité

M. le docteur Percy a vu des marbres antiques représentant des guerriers rentrant dans leurs foyers, et qui portaient, dans leurs bagages, des jambes de bois.


Quelques exemples de mains artificielles perfectionnées

Fontenelle, dans l'éloge du père Sébastien Truchet, carme, de l'académie des sciences, mort en 1729, donne une idée de ses talents mécaniques, à l'occasion d'un gentilhomme suédois qui, sur la réputation de ce religieux, s'adressa à lui pour lui faire deux mains artificielles applicables à deux moignons qui lui restaient à la suite d'une bataille. Mais, appelé pour le canal d'Orléans, il remit le travail qu'il avait commencé à M. Duquet, mécanicien, qui mit la main artificielle en état de se porter au chapeau de l'officier, de l'ôter et de le remettre sur la tête.
On trouve, dans un ouvrage d'Ambroise Paré, qui l'écrivait au milieu du XVIe siècle, des figures de bras et de mains artificiels en fer battu.
M. de Saint-Florentin, ministre d'état, eut la main droite emportée d'un coup de fusil qui creva à la chasse. Un mécanicien lui fit une main avec laquelle il signait et écrivait quelques mots.
En 1764, un sieur Michel, demeurant à Paris, rue Montorgueil, fit annoncer, dans les papiers publics, des bras et des mains artificiels.
On a annoncé dans le Publiciste, 10 brumaire an IX (1 novembre 1805), que le citoyen Bernard, professeur d'écriture, rue des Moulins, était inventeur d'un bras artificiel supplémentaire, dont l'ingénieuse mécanique met celui qui a eu le malheur d'être privé de ce membre en état d'écrire et de tailler ses plumes.
Dès l'année 1798, M. Thévenin avait obtenu une médaille du lycée des arts pour l'invention d'une main artificielle qui imite parfaitement les mouvements d'une main naturelle, et dont l'extrémité des doigts est garnie de boutons mobiles qui, légèrement pressés, font agir des ressorts, lesquels font connaître au moignon le degré de pression que les doigts opèrent sur l'objet saisi. Une main construite d'après celle de M. Thévenin, mais qui présente plusieurs perfectionnements, a mérité les éloges de la commission de la faculté de médecine, à M. Provost, à qui l'on doit non seulement ce moyen mécanique, mais aussi plusieurs autres qu'il emploie pour suppléer aux membres qui ont été amputés.

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