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L'origine de Maire


C'est le premier officier municipal d'une ville, d'un bourg, d'un village. Le maire était anciennement à la tête des échevins ou des consuls, comme était autrefois, à Paris, le prévôt des marchands. Les maires et échevins tenaient parmi nous la place des officiers que les Romains appelaient defensores civilatum (protecteurs des cités).


Les conseillers du roi

Ce fut vers le règne de Louis VII que les villes achetèrent des seigneurs le droit de s'élire des maires et des échevins. Les maires ont été électifs, et leurs fonctions n'avaient qu'un temps, jusqu'à l'édit du mois d'août 1692, par lequel le roi créa des maires perpétuels en titre d'office, dans chaque ville et communauté du royaume, avec le titre de conseillers du roi, à l'exception de la ville de Paris et de celle de Lyon, pour lesquelles on confirma l'usage de nommer un prévôt des marchands. Il fut créé, en 1669, des offices d'assesseurs (adjoints) des maires, et, par édit du mois de mai 1702, on leur donna des lieutenants ; par un autre édit du mois de décembre 1706, il fut créé des maires et lieutenants alternatifs et triennaux.
Le régime adopté depuis 1789, en sanctionnant le droit des communes, multiplia le nombre des maires, puisque chaque commune eut dès lors, comme elle a encore aujourd'hui, son maire particulier auquel on a donné des adjoints.


Le maire du palais

Maire du palais, magister palatii, ou major domûs regiœ, était anciennement la première dignité du royaume. Cet office répondait assez à celui qu'on appelait chez les Romains, préfet du prétoire. Les maires du palais portaient aussi le titre de princes ou ducs du palais, et de ducs de France.
L'histoire ne fait pas mention de l'institution de cet office, qui est aussi ancien que la monarchie. Il est vrai qu'il n'en est point question sous Clovis Ier, ni sous ses enfants ; mais quand Grégoire de Tours et Frédégaire en parlent, sous le règne des petits-fils de ce prince, ils en parlent comme d'une dignité déjà établie.
Les maires du palais n'étaient d'abord créés que pour un temps, puis à vie, et enfin ils devinrent héréditaires. Par leur institution, ils ne devaient commander que dans le palais ; mais leur puissance s'accrut dans la suite : ils devinrent bientôt ministres, et, sous le règne de Clotaire II, on les vit à la tête des armées. Le maire était tout à la fois le ministre et le général né de l'état. Il était tuteur des rois en bas-âge ; on vit cependant un maire, encore enfant, exercer cet office sous la tutelle de sa mère : ce fut Théodebalde, petit-fils de Pépin, qui fut maire du palais, sous Dagobert III, en 714.
L'usurpation que firent les maires d'un pouvoir sans bornes ne fut sensible qu'en 660 par la tyrannie du maire Ebroin. Ils déposaient souvent les rois, et en mettaient d'autres en leur place.
Lorsque le royaume fut divisé en différentes monarchies, celles de France, d'Austrasie, Bourgogne et Aquitaine, il y eut des maires du palais dans chacun de ces royaumes.
Pépin, fils de Charles-Martel, lequel fut, après son père, maire du palais, étant parvenu à la couronne en 752, mit fin à leur gouvernement. Ceux qui les ont remplacés ont été appelés grands sénéchaux, et ensuite grands-maîtres de France, ou grands-maîtres de la maison du roi. Sous le dernier gouvernement impérial ces officiers prirent la qualité de maréchaux du palais.

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