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L'origine de Mat



Mat au jeu d'échec

Schach en persan veut dire roi ; mat signifie mort ; schach mat (le roi est mort), c'est quand le roi, qui ne peut pas être pris, d'après les règles du jeu, est tellement environné, serré et attaqué de près, qu'il ne peut se défendre, se retirer, ni se couvrir ; alors il est échec et mat, ce qui termine la partie, puisque le roi est réduit à ne pouvoir sortir de sa place sans se mettre en échec.

Longtemps des camps rivaux le succès est égal.
Enfin l'heureux vainqueur donne l'échec fatal,
Se lève, et du vaincu proclame la défaite,
L'autre reste atterré dans sa douleur muette,
Et du terrible mot à regret convaincu,
Regarde encore longtemps le coup qui l'a vaincu.

(Delille, l'Homme des Champs)


Le mat des bateaux

Polydore-Virgile attribue à Dédale l'invention de cette longue pièce de bois à laquelle on attache les voiles d'un vaisseau.


Le mat de cocagne

Le jeu ou exercice du mât de cocagne paraît, d'après M. Dulaure, avoir été introduit en France par les Anglais, dans le temps qu'ils tenaient Paris sous leur domination. Ce qu'il y a de certain, c'est que le premier septembre de l'année 1425, on planta, dans la rue aux Ours, en face de la rue Quincampoix, un mât qui avait trente-six pieds de hauteur. A la cime était placé un panier contenant une oie grasse, et six blancs de monnaie. On oignit ce mât, et l'on promit à celui qui parviendrait à la cime le mât, le panier et ce qu'il contenait. Pendant le cours de la journée, on essaya à plusieurs reprises de grimper jusqu'au haut ; mais nul ne put l'atteindre. Un jeune homme qui en approcha le plus près obtint l'oie, sans obtenir ni le mât, ni le panier, ni la monnaie.
« De ce fait, comparé avec l'état actuel de la force et de l'adresse des hommes, on peut, dit M. Dulaure, tirer une conséquence favorable à la génération présente. Si, au XVe siècle, nul ne put atteindre la cime d'un mât de trente-six pieds de hauteur, et qu'au XIXe les hommes qui se livrent à cet exercice parviennent à monter jusqu'à la cime d'un mât de soixante pieds, ainsi que cela se voit ordinairement dans les fêtes publiques données à Paris, on doit en conclure que la force et l'adresse des hommes d'aujourd'hui n'ont point dégénéré, comme quelques ignorants se plaisent à le dire. »
Beaucoup de personnes, qui ne sont pas des ignorantes, ne partagent pas cette opinion ; et il ne serait pas difficile de citer des autorités respectables pour prouver qu'elle n'est pas fondée.

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