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L'origine de Médaille


Pièce de métal frappée et marquée, soit qu'elle ait eu ou n'ait pas eu cours comme monnaie. Toutes les médailles se partagent en deux classes générales, en antiques et en modernes. Les antiques sont toutes celles qui ont été frappées jusque vers le milieu du IIIe siècle, ou jusqu'au IXe siècle de Jésus-Christ, car les antiquaires ne sont pas d'accord à cet égard. Les modernes sont celles qui ont été faites depuis XVe siècle environ.


Les médailles antiques

On distingue, dans les antiques, les grecques et les romaines. Les grecques sont les premières et les plus anciennes ; car, avant même la fondation de Rome, les rois et les villes grecques frappaient de très belles monnaies, d'un travail si parfait que, dans l'état le plus florissant de la république et de l'empire, elles furent à peine égalées. Les romaines sont consulaires ou impériales : les consulaires sont celles qui ont été frappées sous les consuls ; les impériales, celles qui ont été faites sous les empereurs.
Le goût pour les médailles antiques prit faveur en Europe à la renaissance des beaux arts. Pétrarque, qui a tant contribué à retirer les lettres de la barbarie où elles étaient plongées, rechercha les médailles avec un grand empressement, et s'en étant procuré quelques unes, il crut les devoir offrir à l'empereur Charles IV, comme un présent digne d'un grand prince. Dans le siècle suivant, Alphonse, roi de Naples et d'Aragon, plus célèbre encore par son amour pour les lettres que par ses victoires, rassembla une suite de médailles assez considérable pour ce temps-là. A l'exemple de ce monarque, Antoine, cardinal de Saint-Marc, eut la curiosité de former à Rome un cabinet de médailles impériales.
Cosme de Médicis commençait dans le même temps à Florence cet immense recueil de manuscrits, de statues, de bas-reliefs, de marbres, de pierres gravées et de médailles antiques, qui fut ensuite continué par Pierre de Médicis, son fils, et par Laurent, son petit-fils.
Budée fut le premier en France qui, né avec le goût de l'antiquité, fit une petite collection de médailles d'or et d'argent, avant même d'écrire sur les monnaies des anciens. Il fut imité par Jean Grollier, Guillaume du Choul et quelques autres.


Les médailles modernes

Les médailles modernes ont été fabriquées dans l'Europe depuis que la domination des Goths y a été éteinte, et que la sculpture et la gravure ont commencé à refleurir. La première qui y fut frappée est celle de Jean Hus, en 1415, et si l'on en voit de plus anciennes, elles sont fausses ou restituées. Avant Charles VII il n'y a pas eu en France de médailles avec l'effigie du prince. L'histoire du règne de Louis-le-Grand par les médailles, jetons et autres monuments publics, est de l'invention du savant Claude Ménétrier, jésuite.
De tout temps on a moulé ou frappé des médailles en bronze, en cuivre, en or ou en argent. A partir du XIXe siècle on a trouvé le moyen d'ajouter à ces métaux le platine rendu malléable ; les premières médailles en platine ont été frappées en 1819, sous la direction de M. de Puymaurin, à lu Monnaie royale des médailles de France.
Des fripons ont mis à profit l'espèce de passion qui domine quelques personnes pour les monuments de l'antiquité. Plusieurs artistes distingués, notamment Cavino, surnommé le Padouan, ont gravé des coins et produit des médailles qui se sont vendues comme des ouvrages des anciens Grecs et Romains.

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