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L'origine de Miasme


Miasme, du grec miasma, dérivé de miainéin, qui signifie souffler, corrompre.


Les premières suppositions à propos des miasmes

Par miasmes on entend des corps extrêmement subtils, qu'on croit être les propagateurs des maladies contagieuses. On a pensé assez naturellement que ces petites portions de matière prodigieusement atténuées s'échappaient des corps infectés de la contagion, et la communiquaient aux personnes non infectées, en pénétrant dans leurs corps après s'être répandues dans l'air, ou par des voies plus courtes, passant immédiatement du corps affecté au non affecté ; ce n'a été longtemps que par leurs effets qu'on a été conduit à en soupçonner l'existence.


La découverte du moyen de reconnaître la présence de miasmes

On lit dans les Archives des découvertes et inventions, qu'en 1811 MM. Thénard, Dupuytren et Moscati, pour trouver le moyen de reconnaître la présence des miasmes putrides, ont agité de l'eau distillée avec du gaz hydrogène carboné tiré de substances minérales. Cette eau, laissée à l'air et en repos, ne s'est pas troublée, et peu à peu s'est dépouillée de son gaz hydrogène sans se corrompre. La même expérience, faite avec du gaz hydrogène carboné provenant de la putréfaction animale, a offert un autre résultat : l'eau s'est troublée ; il s'y est formé des flocons d'une matière vraiment animale, qui s'est précipitée par le repos, et le liquide s'est putréfié.
Ainsi, quoique le gaz fût le même aux yeux du physicien, le dernier contenait manifestement des miasmes qui donnent naissance aux flocons et à la putréfaction de l'eau. M. Moscati, ayant observé que la culture du riz occasionnait des maladies épidémiques, des fièvres adynamiques, etc., suspendit à quelque distance du sol des sphères creuses remplies de glace. Les vapeurs vinrent se condenser sur les sphères sous la forme de givre ; il recueillit cette matière dans des flacons, où elle se fondit et présenta d'abord un liquide clair. Bientôt il se remplit de petits flocons qui, réunis et analysés, offrirent tous les caractères d'une matière animale. Le liquide, au bout de quelque temps, se putréfia. Le même essai fut fait et de la même manière au-dessus des lits de plusieurs malades dans un hôpital, et on obtint les mêmes résultats.

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