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L'origine de Mois


Mois, du latin mensis, qui, selon Cicéron, vient de mensura (mesure).


Depuis la plus haute antiquité

Après avoir remarqué les changements journaliers des ténèbres et de la lumière, c'est à-dire des jours, les hommes firent attention au mouvement de la lune, mouvement manifeste, puisqu'on la voit paraître grande, lumineuse, et disparaître ensuite ; or comme elle éprouve tous ces changements dans un temps déterminé, et qu'il y a des règles aussi palpables que certaines des retours de ses différentes apparitions, on appela mois cet espace de temps qu'emploie à parcourir la période entière de la diversité de ses phases.
Il est certain que la plupart des anciens peuples, tels que les Juifs, les Grecs et les Romains, jusqu'au temps de Jules-César, comptaient le temps par les mois lunaires périodiques. Les Juifs ne désignaient leurs mois que par l'ordre qu'ils tenaient entre eux : le premier, le second, le troisième, et ainsi du reste. Moïse, Josué, les Juges, les Rois, suivirent le même usage, et ce n'est que depuis la captivité de Babylone que les Israélites prirent les noms des mois des Chaldéens et des Perses, chez qui ils avaient demeuré si longtemps.


Les mois dans l'antiquité gréco-romaine

Les Grecs, dit Furgault (Dictionnaire d'antiquités grecques et romaines), étaient fort attentifs à remarquer le jour de la néoménie ou nouvelle lune. Ils divisaient le mois en trois parties ou dizaines, et à chaque dizaine ils recommençaient à compter par l'unité.
Les Romains divisaient leur mois, qui était lunaire, en trois parties, qu'ils appelaient calendes, nones, ides. Ils n'eurent d'abord que dix mois dans leur année, dont le premier était celui de mars, vinrent ensuite avril, mai, juin, quintile, sextile, septembre, octobre, novembre, décembre, qui étaient à peu près les mêmes que les nôtres ; c'est pourquoi nos quatre derniers mois portent encore aujourd'hui des noms qui ne répondent plus au rang qu'ils tiennent, mais plutôt à celui qu'ils tenaient autrefois : car septembre, octobre, novembre et décembre signifient le septième, le huitième, le neuvième et le dixième mois ; mais, comme ces dix mois ne remplissaient pas, à beaucoup près, le temps pendant lequel le soleil nous paraît parcourir les douze signes du zodiaque, les saisons se trouvaient par là très dérangées d'une année à l'autre. On sentit cet inconvénient, et l'on y remédia en partie, en ajoutant deux nouveaux mois, savoir janvier et février, que l'on plaça immédiatement avant mars ; de sorte que celui-ci , qui jusque là avait été le premier mois de l'année, se trouva être le troisième.
La division de l'année en douze mois est fort ancienne, et presque universelle. Quelques peuples ont supposé les mois égaux et de trente jours, et ils ont complété l'année par l'addition d'un nombre suffisant de jours complémentaires ; d'autres peuples ont embrassé l'année entière dans les douze mois, en les rendant inégaux.


Le système des mois de trente jours

Le système des mois de trente jours conduit naturellement à leur division en trois décades. Cette période donne la facilité de retrouver, à chaque instant, le quantième du mois ; mais, à la fin de l'année, les jours complémentaires troublent l'ordre de choses attaché aux divers jours de la décade, ce qui nécessite alors des mesures administratives embarrassantes.
On obvie à cet inconvénient par l'usage d'une petite période indépendante des mois et des années ; telle est la semaine, qui depuis la plus haute antiquité, dans laquelle se perd son origine, circule, sans interruption, à travers les siècles, en se mêlant aux calendriers successifs des différents peuples.

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