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L'origine de Monarchie



La monarchie française

On en fait remonter la fondation à Pharamond, premier roi de France, en 420. Les Vandales, les Suèves, les Alains et les Goths ayant ébranlé l'empire romain jusque dans ses fondements, les Francs ou Français, avec les Saliens et autres peuples de la Germanie, voisins du Rhin, passèrent ce fleuve sous la conduite de Pharamond, leur chef, qu'ils élurent roi.
Quand la couronne passa aux Carolingiens, dit l'auteur de l'Esprit des lois, les rois n'avaient point d'autorité, mais ils avaient un nom : le titre de roi était héréditaire, et celui de maire était électif. Quoique les maires, dans les derniers temps, eussent mis sur le trône celui des Mérovingiens qu'ils voulaient, ils n'avaient point pris de roi dans une autre famille, et l'ancienne loi qui donnait la couronne à une certaine famille n'était pas effacée du cœur des Francs. La personne du roi était presque inconnue dans la monarchie, mais la royauté ne l'était pas. Pépin, fils de Charles Martel, crut qu'il était à propos de confondre ces deux titres, confusion qui laisserait toujours de l'incertitude si la royauté nouvelle était héréditaire ou non : pour lors l'autorité du maire fut jointe à l'autorité royale. Dans le mélange de ces deux autorités, il se fit une espèce de conciliation : le maire avait été électif, et le roi héréditaire : la couronne, au commencement de la seconde race, fut élective, parce que le peuple choisit ; elle fut héréditaire, parce qu'il choisit toujours dans la même famille.


L'élection du roi

Il paraît, par les testaments de Charlemagne et de Louis-le-Débonnaire, que les Francs choisissaient entre les enfants des rois, ce qui se rapporte à ce que nous avons dit ci-dessus, et lorsque l'empire passa dans une autre maison que celle de Charlemagne, la faculté d'élire, qui était restreinte et conditionnelle, devint pure et simple, et on s'éloigna de l'ancienne constitution.
Pépin se sentant près de sa fin, convoqua à Saint-Denis les seigneurs ecclésiastiques et laïques, et partagea son royaume à ses deux fils, Charles et Carloman. Ce partage se lit du consentement des grands, et par un droit paternel, ce qui prouve que le droit du peuple sous cette race était d'élire dans la famille : c'était, à proprement parler, plutôt un droit d'exclure qu'un droit d'élire.
Cette espèce de droit d'élection se trouve confirmé par les monuments de la seconde race. Tel est ce capitulaire de la division de l'empire que Charlemagne fait entre ses trois enfants, où, après avoir fait leur partage, il dit : « Si l'un des trois frères a un fils tel que le peuple veuille l'élire, pour qu'il succède au royaume de son père, ses oncles y consentiront. » Cette même disposition se trouve dans le partage que Louis-le-Débonnaire fit entre ses trois enfants, Pépin, Louis et Charles, l'an 837, dans l'assemblée d'Aix-la-Chapelle, et encore dans un autre partage du même empereur, fait vingt ans auparavant, entre Lothaire, Pépin et Louis. On peut voir encore le serment que Louis-le-Bègue fit à Compiègne, lorsqu'il y fut couronné : « Moi, Louis, constitué roi par la miséricorde de Dieu et l'élection du peuple, je promets... »

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