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L'origine de Montre



Inventée vers le XVIe siècle

L'origine de ce nom vient de ce qu'autrefois on appelait le cadran d'une horloge la montre de l'horloge ; de manière que, dans les premières horloges ou montres de poche, toute la machine étant cachée par la boîte, on leur donna probablement le nom de ce qui seul indiquait l'heure, qui était la montre. Il est vraisemblable que ce fut à peu près du temps de Charles-Quint que l'on commença à faire des montres, puisqu'on trouve dans son histoire qu'on lui présenta une horloge de cette espèce, comme quelque chose de fort curieux.


Les imperfections des premières montres

Comme dans les montres on fut obligé de substituer un ressort au poids qui, dans les horloges, était le principe du mouvement, ou s'aperçut bientôt des inégalités qui naissaient des différentes forces de ce ressort ; on s'efforça donc d'y remédier, et, après plusieurs tentatives, on parvint à inventer la fusée, qui est sûrement la plus ingénieuse découverte qu'on ait jamais faite en mécanique. Pour communiquer à cette fusée le mouvement produit par le ressort, on se servit longtemps d'une corde de boyau, qui fut une autre source d'inégalité ; car cette corde, tantôt s'allongeant, tantôt s'accourcissant par la sécheresse ou l'humidité, faisait continuellement retarder ou avancer la montre de plusieurs minutes, en très peu de temps.
Enfin, Gruet, de Genève, parvint à faire de petites chaînes d'acier qu'on substitua aux cordes de boyau, et le ressort spiral ayant été inventé à peu près dans le même temps par Huyghens, on vit tout d'un coup changer la face de l'horlogerie.


La montre de poche

Les premières montres de poche furent fabriquées à Nuremberg, en 1500, par Pierre Hele : on les appela communément œufs de Nuremberg, parce qu'elles avaient une forme ovale. Il paraît que ce ne fut qu'en 1576 ou 1577 que ces sortes de montres furent apportées d'Allemagne en Angleterre. Déjà, en 1500, Purbach se servait à Vienne, en Autriche, de montres à minutes et à secondes pour ses observations astronomiques.
L'usage des montres, qu'on appelait montres-horloges, dit M. Dulaure, dans son Histoire de Paris, s'établit sous ce règne (le règne de Henri IV) ; elles étaient volumineuses, et on les portait sur sa poitrine pendues au cou.


La montre à répétition

L'invention des montres à répétition est due aux Anglais. Barlow fît des pendules à répétition en 1676, vers la fin du règne de Charles II. Quelque temps après, il fit des montres à répétition, ainsi qu'un nommé Tompion. Barlow sollicitait un privilège exclusif pour ces sortes de montres, quand un nommé Quarre en fit une supérieure à celles de Barlow. Il la présenta à Jacques II et à son conseil : le privilège ne fut pas accordé.


Le perfectionnement des montres

On sait à quel degré de perfection le célèbre Julien Leroi, horloger à Paris, a porté, au commencement du XVIIIe siècle, la fabrication des montres. Parmi les inventions et les perfectionnements dont nous sommes redevables à M. Breguet de Paris, nous citerons une montre qu'il a présentée en 1801, et à laquelle il avait adapté un échappement à force constante, dont il est l'inventeur. En 1817, M. Hernais, horloger à Paris, a obtenu un brevet d'invention pour des montres à pédomètres. Elles mesurent la distance du chemin qu'on parcourt, marquant chaque pas, les kilomètres, les myriamètres ou les quarts de lieues, et les deux lieues et demie de France.


La montre marine

L'invention des montres et des horloges à longitudes date du milieu du XVIIIe siècle. En 1801, M. Berthoud a présenté des montres à longitudes, dont la justesse, constatée par des expériences répétées, lui a valu le prix de l'institut national.
On est également redevable à Breguet de perfectionnements remarquables dans le mécanisme des pendules astronomiques et des chronomètres. M. Fourier, dans la séance publique de l'Institut royal du 5 juin 1826, a rappelé avec éloquence les utiles travaux et les ingénieuses inventions de cet artiste célèbre, et payé un juste tribut de regrets à sa mémoire.

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