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L'origine de Nez



L'esthétique du nez dans l'antiquité

Les anciens, selon Millin, paraissent avoir eu de l'aversion pour les petits nez, et ne trouvaient jamais difformes les grands nez que quand il y avait de l'excès ; mais ils estimaient surtout un nez aquilin, que Platon nomme par excellence un nez royal. C'est ainsi qu'Elien a dépeint celui d'Aspasie, et Philostrate celui d'Achille et celui de Pâris. Selon Plutarque, Cyrus l'avait de la sorte, et c'est pour cela que les Perses aimaient les nez de cette forme.
Mais ces nez ne passent pour beaux qu'autant qu'ils se courbent par une ligne douce et insensible, et ce sont alors des nez d'aigle, différents de ceux que vulgairement on appelle nez de perroquet, dont la difformité consiste à se courber brusquement et tout d'un coup. Suivant la remarque de M. Visconti, Pollux donne, dans plusieurs endroits, aux nez des masques une forme à peu près aquiline. On en trouve un exemple dans les Pitture d'Ercolano.
Un nez droit et carré est tenu pour le plus parfait ; ainsi l'idéal de la beauté du nez convenable aux figures des dieux consistait en ce que le nez devait, être droit, médiocrement élevé, un peu plein, et à se lier au front, non par des formes arrondies, mais larges et pleines. Aussi observe-t-on que dans les belles statues antiques la ligne que le front et le nez décrivent est presque droite, mais légèrement inclinée. L'angle du nez près du front ne doit pas être aigu, et ses parties planes ne doivent pas se terminer d'une manière tranchante.

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