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L'origine de Nilomètre


Instrument propre à mesurer la crue du Nil.


Le Nil : l'objet de toutes les attentions

« Si l'Égypte, dit un auteur du XVIIIe siècle, est appelée avec raison une terre classique, le Nil mériterait le nom de fleuve classique avec plus de raison peut-être ; car les observations dont il est l'objet depuis un temps immémorial conduiraient certainement à la connaissance des lois de l'hydraulique applicables aux grands courants d'eau et aux changements qu'ils éprouvent dans la pente et la figure de leurs lits, si les nilomètres qui furent construits dans les diverses provinces de l'Egypte avaient subsisté jusqu'à présent, et si la date de leur érection était bien connue.
Mais il n'existe aujourd'hui qu'un seul nilomètre que l'on consulte, c'est celui de l'île de Roudah ; et, parmi ceux dont l'histoire constate l'existence, on a trouvé celui de l'île d'Éléphantine. Ainsi ces deux monuments sont les seuls à l'aide desquels on puisse découvrir l'exhaussement du lit du fleuve sur les deux points où ils sont érigés. »


Un usage très ancien

La découverte du nilomètre doit, selon Millin, remonter aux premiers habitants de l'Egypte. Étonnés du débordement périodique du Nil d'où dépendait la fertilité du sol qu'ils défrichaient, ils sentirent la nécessité de connaître la hauteur des crues du fleuve. Ils les observaient d'abord d'après la hauteur des terres voisines ; ils employèrent ensuite un plomb ou plutôt une espèce de sonde faite avec un morceau de plomb attaché à l'extrémité d'un cordeau. Vu l'insuffisance et l'inexactitude de ces procédés, l'esprit inventif des Égyptiens s'évertua ; et les nilomètres proprement dits furent une des premières productions de leur industrie naissante. Ils consistaient d'abord en une simple règle sur laquelle était tracée une échelle de division sur les parois d'un puits creusé exprès, ou sur une colonne octogone de marbre placée soit dans un puits, soit dans un grand bassin où l'eau du Nil pénétrait par un canal.
Les auteurs anciens ne nous ont rien transmis de positif sur la fondation de ces utiles monuments ; il est donc impossible de décider quel doit être le plus ancien. Quant aux Arabes, ils attribuent le premier nilomètre tantôt à Hhesslyn et tantôt à Joseph, et le placent tantôt à Amsoùs, tantôt à Memphis.

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