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L'origine de Officier



Les grands officiers de la Couronne

Ce sont les officiers qui possèdent les premières dignités du royaume. Pour en bien connaître l'origine, il faut remonter jusqu'à l'usurpation des fiefs faite par les ducs et les comtes qui ont été les véritables premiers officiers de la couronne. Les auteurs anciens et modernes, comme du Tillet, Fauchet et Favin, nous apprennent que le nombre de ces officiers a été différent, suivant les différents temps auxquels ils ont été établis.


Sous la première race

Sous la première race, selon Favin, il y avait sept officiers de la couronne, savoir : le maire du palais, les ducs, les comtes, le comte du palais, le comte de l'étable, le référendaire et le chambrier.


Sous la seconde race

Sous la seconde race, le même auteur prouve qu'il y avait dix officiers de la couronne, savoir : l'archi-chapelain, apocrisiarius ; le grand-chancelier, cancellarius summus ; le chambrier, , nommé ensuite le grand-chambellan, camerarius ; le comte du palais, comes palatii ; le sénéchal, nommé ensuite le grand-maître, senescollus ; le bouteiller, nommé ensuite le grand-échanson, buticularius ; le comte de l'étable ou le connétable, comes stabuli ; le grand-maréchal des logis du roi, mensionarius ; les quatre grands-veneurs et un fauconnier, venatores principales quatuor et falconarius unus.


Sous la troisième race

Dans le commencement de la troisième race de nos rois, selon le même Favin, il n'y avait que cinq officiers de la couronne, savoir : le chancelier, le sénéchal ou grand-maître de la maison du roi, le grand-échanson ou bouteiller, le chambrier ou chambellan et le comte de l'étable ou connétable. Du Tillet ajoute à ce nombre le grand-pannetier et le grand-queux ou surintendant des cuisines du roi. Mais les lettres-patentes du roi Henri III, du 3 avril 1582, lèvent tous les doutes qu'on peut avoir sur ce sujet. Ces lettres portent expressément que les officiers de la couronne sont le connétable de France, le chancelier de France, le grand-maître, appelé par les Romains magister officiorum, qui avait la surveillance de tous les officiers du palais de l'empereur, et enfin le grand-chambellan, l'amiral, les maréchaux de France. Ainsi Henri III, suivant ces lettres-patentes, n'avait que six grands officiers de la couronne.
Depuis ce temps, Henri IV en créa deux, savoir : l'office de grand-écuyer de France, et celui de grand-maître de l'artillerie.
Les grands sénéchaux, créés sous Lothaire Ier, en 378, furent supprimés sous Philippe-Auguste en 1191. La trop grande puissance qu'ils s'étaient acquise fut la cause de leur ruine.


Les sénéchaux

Sénéchal est un mot tudesque qui signifiait servant à table ; les princes et les seigneurs particuliers avaient leurs sénéchaux ; au dessus de ces officiers était un intendant ou grand sénéchal : cet charge n'ayant été donnée qu'a des seigneurs fort puissants sur la fin de la seconde race, ils s'emparèrent de l'intendance des affaires de la guerre ; ils portaient la bannière royale, menaient l'avant-garde en affrontant l'ennemi, et l'arrière-garde dans la retraite ; enfin ils commandaient souverainement en l'absence du roi.


Les connétables

Les connétables, institués sous Henri Ier, ne commencèrent à exercer leur autorité à l'armée que sous Philippe-Auguste en 1191. Cette charge fut supprimée par Louis XIII en 1627, ainsi que celle d'amiral de France ; cette dernière fut rétablie par édit de Louis XIV, du mois de novembre 1669, en faveur de son fils naturel le comte de Vermandois ; Louis-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, était revêtu de cette charge à l'époque de la révolution.

Par tout ce qu'on vient de dire, on voit clairement que sous Louis XIV il y avait sept grands-officiers de la couronne, savoir, le chancelier de France, le grand-maître, le grand-chambellan, l'amiral, les maréchaux de France, le grand-écuyer, et le grand-maître de l'artillerie. Ce dernier office a été supprimé par Louis XV.

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