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L'origine de Orgue


Orgue, du latin organum. Mot employé par Tertullien qui, en donnant une description détaillée d'une semblable machine composée de tuyaux et formant un grand assemblage de sons, machine dont Archimède était l'inventeur, l'appelle organum hydraulicum (orgue hydraulique), parce qu'on la faisait jouer par le moyen de l'eau.


Une découverte tardive en France

Cet instrument, qui paraît d'ailleurs fort ancien, était peu connu en France jusqu'au VIIIe siècle. Les premières orgues qu'on ait vues en ce pays furent apportées par des ambassadeurs de l'empereur Constantin Copronyme, qui les offrirent au roi Pépin dans une assemblée de la nation, tenue à Compiègne en 757. Ce prince en fit présent à l'église de Saint-Corneille de cette ville. Constantin Michel envoya aussi un orgue à Charlemagne ; enfin, on remarque comme une chose extraordinaire que, sous ce prince, il y en avait un dans l'église de Vérone. C'est donc de l'Orient que cet instrument nous est venu, mais on n'en sait point l'inventeur. L'usage n'en a commencé, dans nos églises, qu'après saint Thomas d'Aquin, en 1250.


L'orgue expressif

Une commission, composée de MM. Méhul, Gossec, Grétry, Haüy et Charles, ayant été nommée en 1811 pour faire un rapport à l'Institut sur ce nouvel instrument, dont M. Grénié est inventeur, termine ainsi le compte qu'elle en rend : « Sans rien préjuger à l'avance sur le sort futur d'un instrument qui vient de naître, nous pouvons dire qu'il nous donne les plus heureuses espérances. Mais en attendant ce qu'il peut devenir entre les mains de son auteur nous pensons que, tel qu'il est aujourd'hui, il mérite l'accueil de l'Institut, et nous invitons les classes des sciences et des beaux-arts à lui donner leur approbation. » Ces conclusions ont été adoptées. Il est vrai que ce n'est encore qu'un orgue de chambre mais ce charmant modèle est déjà assez parfait dans son genre pour laisser peu à désirer.
Cet instrument consiste en un simple jeu d'anches, assis sur un sommier ordinaire ; c'est dans la disposition et l'action des soufflets que réside l'expression qui lui est propre. Par des moyens simples et ingénieux, ces soufflets subissent des pressions variables dont l'intensité transmise aux tuyaux leur donne le caractère et l'accent des instruments à vent.

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