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L'origine de Oriflamme



L'étymologie du mot Oriflamme

La plupart des écrivains tirent le nom de l'oriflamme, de sa matière, de sa couleur et de sa forme. Quant à sa figure, on doit la croire semblable à celle des bannières qu'on porte aux processions, c'est-à-dire carrées, fendues en divers endroits par le bas, ornées de franges, et attachées par le haut à un bâton placé en travers sur une espèce de pique. Il paraît d'après tous les historiens, que l'oriflamme était rouge ou vermeille mais on ne peut pas induire que cette couleur ait été l'origine de son nom.
Il est bien plus probable qu'il vient du mot flammatum qui, dans les auteurs du moyen âge signifie la même chose, et de la lance dorée au haut de laquelle elle était suspendue. Au reste, le nom de flammatum, ou de flamme, avait été donné à la bannière dont il s'agit, parce qu'elle était découpée par le bas en figure de flammes, ou parce qu'étant de couleur vermeille, elle paraissait élevée dans les airs, comme une flamme voltigeant au gré du vent.


Une enseigne pour l'église puis les rois

L'oriflamme fut d'abord l'enseigne particulière de l'abbé et du monastère de Saint-Denis, qui la faisaient porter par leur avoué dans les guerres entreprises pour la défense de leurs droits. C'est pour cela que le plus souvent elle est nommée par les historiens vexillum sancti Dionysii.
Nos rois, qui d'abord avaient pris pour bannière la chape de saint-Martin, adoptèrent ensuite l'oriflamme lorsqu'ils furent devenus propriétaires du Vexin, c'est-à-dire des comtés de Pontoise et de Mantes. Louis-le-Gros fut le premier qui en sa qualité de comte du Vexin, tira l'oriflamme de dessus l'autel de l'église de Saint-Denis et la fit porter dans les années comme la principale enseigne. Ses successeurs en tirent usage jusqu'à Charles VI, qui la déploya à la fatale journée d'Azincourt. Ce fut à cette bataille que l'oriflamme parut pour la dernière fois.

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