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L'origine de Panharmonicon



Une invention de M. Maetzel

La mécanique musicale à laquelle Maetzel, de Vienne en Autriche, a donné le nom de Panharmonicon, est mue uniquement par des ressorts. Elle rend le son de tous les instruments à vent et lui donne une sûreté, une perfection que l'art, malgré les efforts des plus grands maîtres, n'a pu atteindre encore. Les instruments qui la composent sont la flûte (flauto picciolo), la clarinette, le hautbois, le basson, le cor, le trombone, le serpent et la trompette. Il faut ajouter les timbales, la grosse caisse, les cymbales, le triangle, etc.


La précision des harmonies

Le nom de panharmonicon explique parfaitement la nature et les fonctions de cette mécanique. MM. Chérubini, Méhul, Pleyel, Poigel, se sont empressés de donner un témoignage de leur estime particulière à l'auteur, en lui offrant des morceaux de musique de leur composition. La symphonie militaire de Haydn, un écho composé expiés par M. Chérubini, une marche française, et une suite de danses allemandes, ont été exécutés sur le panharmonicon. Il n'est guère possible qu'une réunion de musiciens rende des pièces d'harmonie avec plus de précision, avec des nuances de piano et de forté plus exactement déterminées et plus invariablement fixées.
Il n'y a pas seulement illusion, on entend le son véritable des instruments eux-mêmes. L'exécution de la trompette a surtout étonné un virtuose et ne saurait aller plus loin. Ce qui fait le principal mérite de cette mécanique, c'est que l'auteur a su trouver pour chaque instrument une embouchure propre à sa nature, et qui, en même temps, répond avec la plus grande perfection à la faculté des organes humains.
En 1808, M. Maetzel, auteur du panharmonicon, a augmenté cet instrument de différentes pièces de musique.

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