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L'origine de Paragrêle



Une invention du XIXe siècle

« Il est probable, disent les auteurs de la Bibliothèque universelle, faisant suite à la Bibliothèque britannique (janvier 1825), qu'à l'époque où le vénérable Franklin élevait sur sa maison de Philadelphie des pointes métalliques, en annonçant la prétention de préserver ainsi sa demeure du danger d'être foudroyée, on riait autour de lui ; il persista, réussit, et les deux mondes lui durent une grande et utile découverte. Le paragrêle, né, comme le paratonnerre, en Amérique, il y a cinq ou six ans, pourrait bien avoir le même sort ; car l'analogie est grande entre les deux appareils conservateurs, comme elle est frappante aussi entre les deux fléaux dont l'atmosphère recèle les germes redoutables : on n'a pas de grêle, sans que la rupture de l'équilibre électrique de l'air se manifeste par les signes les plus évidents...
Le paragrêle a passé du nouveau monde dans l'ancien, et la France et l'Italie nous offrent aujourd'hui des preuves de son efficacité du caractère le plus respectable.
Le paragrêle, tel qu'il a été conçu dans son origine, est formé d'une perche armée à son extrémité supérieure d'une verge en laiton ; à cette verge vient s'attacher une corde de paille de froment ou de seigle coupé dans sa parfaite maturité, de quinze lignes au moins de diamètre, renfermant dans son centre un cordon de lin écru, de douze à quinze fils environ : cette corde est tournée autour de la perche, et pénètre avec elle dans la terre. Les points les plus élevés sont les plus avantageux pour y placer les paragrêles ; ainsi les sommets des arbres, des collines, des maisons, doivent être choisis de préférence. Placés sur les maisons, ils peuvent encore servir de paratonnerres : leur effet général consiste à soutirer, comme le fait le paratonnerre, l'électricité des nuages orageux ; et, dès que celle-ci est absorbée, la grêle ne se forme plus. »


Une efficacité remise en cause

Depuis l'origine des paragrêles, leur construction a été simplifiée, ainsi qu'on peut le voir dans l'ouvrage que nous avons cité.
Nous devons ajouter cependant que, d'après un rapport de l'Académie royale des sciences, du mois de juin 1826, il paraîtrait que cette docte société n'a point reconnu dans le paragrêle les avantages que nous venons de signaler ; que les expériences faites à Lyon ont laissé beaucoup d'incertitude sur son efficacité, et qu'en un mot l'Institut ne pensait point que le gouvernement devait faire des sacrifices en faveur d'une invention dont les résultats ne présentaient point, quant à présent, l'assurance de succès désirable.

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