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L'origine de Pêche



Pratiquée depuis la nuit des temps

L'exercice de la pêche est aussi ancien que celui de la chasse. Les premiers hommes qui s'établirent le long des côtes de la mer, ou sur le bord des fleuves et des rivières, ne vécurent que de coquillages et de poissons ; mais lorsque la nécessité, mère de l'industrie, eut réduit la pêche en art, ils communiquèrent à leurs voisins, qui étaient éloignés de la mer et des rivières, le fruit de leurs travaux pour en tirer par échange les autres choses nécessaires à la vie.
Si l'on en croît Eusèbe, les Phéniciens furent les premiers qui mirent cet art en usage. Il y avait dans la Grèce un grand nombre de pêcheurs qui apportaient du poisson dans les villes, et le vendaient au marché. On péchait dans la mer, dans les rivières, avec le tramail, la sème, les dideaux, les lignes de différentes espèces, et toutes sortes de filets, comme on le fait aujourd'hui.


La pêche dans la Rome antique

La pêche, chez les Romains, était un exercice aussi utile qu'agréable, et l'on peut assurer qu'ils l'aimaient beaucoup plus que la chasse, sans doute parce qu'ils ne croyaient pas faire un bon repas s'ils n'avaient du poisson, dont ils étaient très friands. La plupart de leurs maisons de campagne étaient situées près de la mer, dont ils faisaient venir l'eau dans de grands réservoirs qu'ils remplissaient de poissons de toutes les espèces.
Les Romains péchaient au filet et à la ligne, comme le dit Virgile. Cicéron, à l'occasion d'un certain Canius, chevalier romain, rapporte que les pêcheurs jetaient leurs filets dans la mer, dans les lacs et dans les rivières, pour prendre les plus gros poissons, comme les thons et autres, qu'ils allaient vendre dans les villes voisines. Il y avait à Rome une fête des pêcheurs, et des jeux appelés ludi piscatorü, qui se célébraient tous les ans dans le mois de juin, au-delà du Tibre.


Un fruit d'origine perse

Ce fruit est originaire de la Perse. On raconte qu'un pauvre chevalier de Sain-Louis, nommé Girardot, ayant observé dans les jardins de Versailles comment le célèbre La Quintinie s'y prenait pour forcer la sève à se détourner de sa route, afin de venir gonfler les fruits du pêcher, et leur donner le coloris, les parfums et les teintes veloutées des plus belles fleurs, transporta cette industrie au Petit-Moustier, aujourd'hui Montreuil, où ses succès passèrent son espérance, et où son exemple eut des imitateurs. Par la suite, ce village, jadis misérable, fut peuplé de quatre à cinq mille âmes, et versait avec profusion les plus beaux fruits dans nos marchés.

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