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L'origine de Pendule



Une invention de Galilée

Le pendule est un corps pesant, suspendu de manière à pouvoir faire des vibrations, en allant et venant autour d'un point fixe, par la force de la pesanteur. Cette invention est due au génie du célèbre Galilée ; il s'en servit utilement pour les observations astronomiques ; il eut même la pensée de l'appliquer aux horloges, mais il en laissa l'honneur à son fils, Vincent Galilée, qui en fit l'essai à Venise, en 1649. Cette invention, à laquelle on doit la perfection de l'horlogerie, fut améliorée dans la suite par Huyghens.


Les pendules des géomètres

Les géomètres sont parvenus à reconnaître avec cet instrument que l'intensité de la pesanteur n'est pas la même en différents points du globe. La première expérience de ce genre est due à Richer, dans le voyage qu'il fil en Amérique en 1672. Environ soixante ans après, Bouguer observa à son tour la longueur du pendule dans l'île Saint-Domingue, à Quito, sur le mont Pichincha, et ailleurs. Par la suite, un grand nombre d'expériences ont été faites en France et sur d'autres points du globe avec une précision extrême, au moyen d'un nouvel appareil imaginé par Borda, et elles ont été répétées en Angleterre avec le même succès, à l'aide d'un autre pendule susceptible de procurer également les résultats les plus exacts.
Il suit de toutes ces expériences que la longueur du pendule simple qui bat les secondes croît sensiblement depuis l'équateur jusqu'au pôle, proportionnellement au carré du sinus de la latitude ; propriété d'accord avec ce que démontre la théorie de l'attraction.


Le pendule de l'horloge

L'inventeur des machines à mesurer le temps, dont le mobile est un poids ou un ressort, n'est pas connu. On présume que cette invention est du XIe siècle, parce que, dans les manuscrits de cette époque, il est souvent mention d'horologia, en termes qui ne seraient pas applicables à des machines à eau ; mais, comme on le voit, ces machines ne portaient pas les noms qu'elles ont aujourd'hui : les horloges de chambre n'auront été appelées pendules que depuis qu'on y a appliqué le pendule.
Dans un grand nombre des expériences qui ont servi à diriger les recherches de Breguet, on remarque celles qui ont fait connaître l'action réciproque de deux pendules attachés à un même support ; elles lui ont servi à former des pendules doubles dont les deux parties s'accordent perpétuellement ; elles composent un instrument unique et moyen, dont la marche, plus constante et mieux réglée, résiste aux ébranlements extérieurs et aux irrégularités fortuites. C'est également à cet habile artiste qu'on doit la substitution, aux timbres volumineux et incommodes, de lames élastiques, qui, frappées vers leur origine, rendent un son doux et prolongé. Les ouvertures deviennent inutiles, et l'on entend d'autant mieux que l'enveloppe est plus exactement fermée. M. Fourrier, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des sciences, nous fait connaître qu'on peut donner aux lames vibrantes de telles dimensions, que l'effet produit soit comparable à celui des instruments les plus sonores. Le mélange et l'accord des harmoniques donnent à ces vibrations un caractère tout particulier. On a fait des applications nombreuses de cette invention des ressorts-timbres due à Breguet ; elle a fait naître en France, en Allemagne, une nouvelle branche de commerce très productive.
Graham et Pierre Leroi, ajoute M. Fourrier, étaient parvenus à conserver aux pendules une longueur invariable, par la compensation des dilatations inégales de deux métaux différents. Harrison est le premier qui ait proposé l'emploi d'une lame formée de deux autres très inégalement dilatables, et attachées ensemble dans tous leurs points. Cette invention a reçu de Breguet une grande perfection ; elle lui a servi à former un thermomètre incomparablement plus prompt et plus sensible que ceux dont on faisait usage. La lame mixte est composée de platine d'or et d'argent ; l'épaisseur totale est seulement un cinquantième, et même un centième de ligne. Elle est disposée en hélice ; l'une des extrémités est fixe ; l'autre, qui est libre et d'une mobilité excessive, porte l'indice des températures. Les variations subites et successives de la chaleur de l'air se manifestent aussi rapidement qu'elles seraient senties par un être animé. Par ces travaux et beaucoup d'autres, le nom de Breguet est à jamais uni à l'histoire de l'horlogerie, qui doit à ce grand artiste d'avoir été portée de nos jours à un si haut degré de perfection.


Un instrument de mesure de la vitesse d'une balle

On donne aussi ce nom à un instrument qui sert à trouver la vitesse d'une balle qui se meut à une distance quelconque du canon d'où elle part. Cet appareil est composé d'une masse prismatique, ordinairement en fer, tenant à une verge du même métal, fixée perpendiculairement à une pièce de bois horizontale, laquelle est supportée par des tourillons qui tournent librement entre deux jambes d'un chevalet à trois pieds.


La pendule muette

L'inventeur de ces pendules est un nomme* Matthieu Campani, curé de Rome, qui vivait en 1678.


Le pendule à calendrier perpétuel

En 1816, M. Schwilgué a inventé, à Schelestadt, une pendule à calendrier perpétuel. Dans ce calendrier, les fêtes mobiles se transportent d'elles-mêmes sur les jours et mois qui leur correspondent pour chaque année, ainsi que le comput ecclésiastique qui y répond ; en sorte que le problème de la détermination du jour de Pâques et des autres fêtes mobiles pourra se résoudre, pour chaque année, à l'aide de ce nouveau mécanisme, non seulement pour ce siècle, mais à perpétuité.

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