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L'origine de Pompe



Inventée dès l'antiquité

C'est une machine hydraulique dont on se sert pour élever l'eau. On en attribue l'invention à Ctésibius, fameux mathématicien d'Alexandrie, qui vivait environ 120 ans avant Jésus-Christ. Il y a plus d'apparence qu'il perfectionna cette invention, puisque nous apprenons de Vitruve et de Pline que les pompes étaient en usage chez les Grecs et chez les Romains.


Les différentes sortes de pompes

Nous connaissons aujourd'hui trois sortes de pompes : la pompe aspirante, la pompe foulante, et la pompe qui agit à la fois par aspiration et par refoulement. Ces machines d'un usage si fréquent ont reçu depuis leur invention plusieurs perfectionnements, mais c'est surtout dans ces derniers temps qu'on est parvenu à les simplifier et à en augmenter l'action. Perronet inventa une double pompe à mouvement continu ; et plus lard, en 1813, M. Fabre a présenté une pompe qui fait monter l'eau avec une rapidité extraordinaire ; en 1820 MM. Paulet et Sevennes ont obtenu un brevet d'invention et de perfectionnement pour une pompe agissante par un procédé propre à multiplier la force motrice.


La pompe à feu

La première machine à feu ou à vapeur, longtemps connue sous le nom impropre de pompe à feu, a été construite en Angleterre dans le XVIIIe siècle.
En 1752, M. Fischer, mécanicien à Hambourg, a inventé des pompes à feu à quatre cylindres, qui poussent l'eau puisée à la profondeur de 30 pieds jusqu'à la hauteur de 90 pieds. Huit hommes suffisent pour mettre ces pompes en mouvement.
MM. Perrier frères sont les premiers qui, en 1781, ont établi chez nous les pompes à feu, machines qui étaient déjà connues à Londres depuis plus de cinquante ans. Le premier de leurs établissements était situé à Chaillot, et faisant monter l'eau dans des réservoirs à cent dix pieds d'élévation au-dessus des basses eaux de la Seine, la distribuait dans différents quartiers de la capitale. Depuis cette tentative, qui a eu le plus grand succès, des machines à vapeur font mouvoir les manèges dans presque tous nos ateliers ; et dans ces derniers temps deux jeunes mécaniciens français, sortis de l'école de Châlons, en ont fabriqué à Saint-Quentin qui surpassent celles de MM. Perrier, et même celles des Anglais.


Les pompes à incendies

Ces pompes, imaginées pour éteindre les incendies, ou du moins pour en arrêter les progrès, ont été longtemps l'objet des recherches des physiciens et des mécaniciens. La pompe portative inventée par M. Léopold, mathématicien du roi de Prusse, et dont la description se trouve insérée dans la Collection académique, a fixé dans le temps l'attention des connaisseurs.
Ce fut, dit M. Dulaure dans son Histoire de Paris, pendant que le sieur d'Argenson dirigeait la police, que pour la première fois on mit en usage à Paris les pompes à incendies. Le sieur Dumouriez du Periez avait fabriqué des pompes d'après des modèles qu'il avait vus en Allemagne et en Hollande, lorsqu'en 1705 le feu ravagea l'église du Petit-Saint-Antoine et quelques maisons du voisinage. Pour l'éteindre on employa ces machines avec succès. Le roi avait déjà, le 12 janvier de cette année, établi une loterie dont le profit était destiné à l'achat et à l'entretien de vingt pompes qui devaient être distribuées dans les vingt quartiers de Paris. Cet établissement si utile ne reçut quelque consistance que par l'ordonnance du 23 février 1716, qui accorda un fonds annuel de six mille livres pour l'entretien de ces vingt machines, déjà en très-mauvais état, en établit seize autres, et commit trente-deux hommes exercés à ce service pour les mettre en activité.
En 1722, de ces trente-six pompes il n'en restait que treize. Le roi ordonna qu'il en serait établi seize autres, et que soixante hommes exercés, vêtus d'habits uniformes, en feraient le service. Telle fut l'origine de l'utile établissement des pompes à incendies et du corps des pompiers, dont le nombre fut augmenté par la suite, et qui furent enfin enrégimentés et casernés sous le nom de sapeurs-pompiers.

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