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L'origine de Poterie



Les prémisses de la poterie

« L'histoire, dit Goguet (Origine des lois, des arts, etc., 1758), nous fournit, dans la pratique d'une nation sauvage, un exemple de la manière dont les premiers hommes seront parvenus à se faire des vases commodes et durables. Il est dit, dans la relation d'un voyage fait aux terres australes, que les habitants de ces climats faisaient cuire leurs aliments dans des morceaux de bois creusés, qu'ils mettaient sur le feu ; mais comme la flamme n'aurait pas manqué d'endommager promptement ces sortes de vases, pour remédier à cet inconvénient, ils s'étaient avisés de les revêtir de terre grasse. Cet enduit les préservait, et donnait aux aliments le temps de cuire.
Une pareille épreuve a dû faire imaginer facilement la poterie. L'expérience ayant appris que certaines terres résistaient au feu, il était simple de supprimer le vase de bois, qui a cependant donné l'idée de mouler la terre, et indiqué la manière de l'employer à différents usages ; art qui, suivant la remarque de Platon, a dû être bientôt inventé, parce qu'on n'a pas besoin du secours des métaux pour travailler les vases de terre. Il est probable qu'on ne sut pas d'abord leur donner ce degré de cuisson et ce vernis qui en fait le principal mérite ; il est certain qu'on aura été fort longtemps à trouver l'art de les vernisser et de leur donner ce que nous nommons la plombée. »


La poterie dans l'antiquité

L'art de la poterie, que notre vanité nous fait paraître si vil, était tellement honoré chez les Israélites, que l'on voit dans la généalogie de la tribu de Juda une famille de potiers qui travaillait pour le roi et demeurait dans ses jardins. En Occident, on attribue l'invention de la poterie à l'Athénien Chorebus, et cette invention suffit pour rendre parmi ses concitoyens sa mémoire immortelle. Déjà, du temps de Porsenna, les Toscans faisaient des ouvrages de terre cuite, qui, sous l'empire d'Auguste, le disputèrent pour le prix aux vases d'or et d'argent. Les Étrusques s'appliquèrent aussi à la confection d'ouvrages de poterie qui jouirent à Rome de la plus grande estime, et dont le comte de Caylus nous a conservé les belles formes. Il y avait à Cumes et à Velleïa des manufactures en ce genre. Les différents morceaux qui nous en restent, dit le comte de Caylus, démontrent que les habitants avaient les différentes espèces de poterie dont nous nous servons aujourd'hui, et qu'ils avaient trouvé le secret de les enduire de verre.


La poterie en terre noire

Avant l'an X (1801), les Anglais étaient en possession de produire seuls des vases en terre noire d'un fini précieux ; mais depuis la manufacture de Sèvres est parvenue à les égaler à cet égard. Cette terre noire est dure comme du grès et fait feu au briquet.

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