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L'origine de Puits


Ces trous, pratiqués devant les lignes de circonvallation pour empêcher l'ennemi d'en approcher, et auxquels on a donné le nom de puits, furent employés pour la première fois près d'Alésia par Jules-César. Les Espagnols firent des puits, en 1654, à la circonvallation d'Arras, et il y en avait un grand nombre à celle de Philisbourg, qui fut bientôt après rendu à l'empereur par le traité de Vienne.


Les puits Artésiens

Les premières recherches sur les fontaines jaillissantes paraissent, dit M. Garnier dans son Traité sur les puits artésiens (1826), avoir été entreprises dans l'étendue de terrain que comprend le département du Pas-de-Calais, composé de l'ancienne province d'Artois, du Bonlonais, du Calaisis, de l'Ardrésis et d'une très petite portion de la Picardie.
Au moins cette opinion est générale, et ce qui tendrait à la confirmer, c'est la dénomination de puits artésiens, donnée aux fontaines du même genre établies dans d'autres pays. Il est vrai que l'on connaît depuis le XVIIe ou XVIIIe siècle les eaux jaillissantes de la basse Autriche, et les puits forés des environs de Modène et de Bologne, ainsi que la fontaine que Cassini a fait percer dans fort Urbain, dont l'eau s'élevait au-dessus du sol à une hauteur de quinze pieds.


Des procédés de plus en plus sophistiqués

Cependant les procédés pour établir des fontaines jaillissantes ne paraissent encore bien connus que dans les contrées du nord de la France ; et ce n'est que depuis le XIXe siècle qu'on a commencé à rechercher dans les différentes parties du pays, et dans quelques contrées méridionales de l'Angleterre, des eaux souterraines, à l'aide de la sonde du mineur et du fontainier. La découverte de ces fontaines, dans l'Artois, provient sans doute de l'approfondissement peu difficile de quelques puits dans les environs de Béthune, et dans lesquels l'eau se sera élevée jusqu'à la surface du sol ; mais depuis ces premières données on a recherché ces eaux à l'aide de travaux moins dispendieux que ceux qu'exigent les constructions de puits ordinaires, et l'on est arrivé peu à peu, par l'intervention de divers instruments, à traverser les terrains d'une grande épaisseur.
Par la suite, on fait jaillir à la surface du sol, lorsque les circonstances locales le permettaient, et d'une profondeur de plus de trois cents pieds, des eaux si limpides et si pures qu'elles étaient presque seules, dans certains pays, employées aux usages les plus ordinaires de la vie.

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