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L'origine de Rapsode et rapsodie


Rapsode et rapsodie, tiréde deux mots grecs qui signifient je couds et chant, c'est-à-dire chants cousus ensemble.


Les rapsodes et les rapsodies dans l'antiquité

On donnait chez les anciens le nom de rapsodes à des gens qui composaient des chants héroïques ou des poèmes en l'honneur des hommes illustres, et qui allaient chanter leurs ouvrages de ville en ville pour gagner leur vie. Ceux qui ensuite s'avisèrent de chanter ou de réciter simplement en public des morceaux des poèmes d'Homère prirent aussi le nom de rapsodes ; ils étaient habillés de rouge quand ils chantaient l'Iliade, et de bleu quand ils chantaient l'Odyssée sur le théâtre, où ils se disputaient des prix. Ce ne fut, selon Winckelmann, que dans la 61e olympiade qu'on songea à rassembler les morceaux dispersés d'Homère, car ce grand génie n'avait point divisé son poème par livres, et de là vient le nom de rapsodies qu'il porte encore dans toutes les éditions. Du temps de Solon et de Pisistrate, Hipparque, fils de ce dernier, en fit à Athènes une nouvelle copie par ordre de son père, et ce fut celle qui fit autorité jusqu'au règne d'Alexandre. Mais la plus fameuse édition des Œuvres d'Homère est celle qui fut faite par les soins d'Aristarque, si célèbre dans l'antiquité par son gout et ses lumières, et dont le nom parmi nous est passé en proverbe.


Un terme devenu péjoratif au fil du temps

Tous les ouvrages de poésie à l'usage des rapsodes se nommaient rapsodies ; mais, depuis, ce mot est devenu un terme de mépris, comme le remarque Boileau dans ses Réflexions critiques sur Longin, et l'on ne s'en sert plus aujourd'hui que pour signifier un ramas sans goût, soit de prose, soit de vers, tant les mots changent d'acception avec le temps !

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