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L'origine de Rapt


Il faut distinguer deux sortes de rapt : l'un qui se fait par violence, et celui-là est le rapt proprement dit ; l'autre qui se commet sans que la personne ravie apporte de la résistance, et c'est le rapt de séduction.


Les rapts dans l'antiquité

L'enlèvement des filles et des femmes a presque toujours été suivi des malheurs les plus déplorables ; il a même allumé très souvent des guerres sanglantes. C'est l'enlèvement de Dina, fille de Jacob, qui porta Siméon et Lévi, ses frères, à massacrer les Sichimites ; et Troie n'aurait point été détruite, si Pâris n'eût pas enlevé la femme de Ménélas.
Les Romains furent d'abord peu délicats sur le rapt ; témoin l'enlèvement des Sabines. Dans la suite ils établirent des peines, mais trop légères pour un si grand crime. La loi Julia de vi publicâ ne prononçait que l'interdiction de l'eau et du feu, à laquelle succéda la déportation. Les empereurs Constantin, Constance, Majorien et Jovien changèrent ces punitions, et les rendirent plus rigoureuses. Justinien les augmenta encore ; il ordonna que tous les ravisseurs de filles et de femmes mariées seraient, ainsi que leurs complices, condamnés à mort et leurs biens confisqués, si les personnes ravies étaient de condition libre, et que dans le cas où le ravisseur serait d'une condition servile, il subirait la peine du feu.


Le rapt en France

Les anciennes lois des Francs, telles que les lois gombette et salique, ne prononçaient contre le ravisseur qu'une amende plus ou moins forte, selon les circonstances ; mais l'ordonnance de Blois et la déclaration du 16 novembre 1639 veulent que les ravisseurs soient punis de mort.
L'ordonnance de 1670 met le crime de rapt au nombre de ceux qui ne sont pas susceptibles de lettres de grâce : à la vérité, elle n'entend parler que du rapt fait par violence ; mais la déclaration du 22 novembre 1730 condamne au dernier supplice ceux et celles qui seront convaincus de rapt par séduction.

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