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L'origine de Régent et régente



La régence des rois de France

Ce nom se donne à celui ou à celle qui gouverne l'état pendant la minorité des rois ou dans quelques autres circonstances particulières, comme absence, maladie, etc. Le régent scellait autrefois les actes de son propre sceau, et non de celui du roi mineur ; mais cet usage fut aboli sous le règne de Charles VI. Il était temps, dit le président Hénault, de mettre ordre à l'abus des régences, qui absorbaient l'autorité royale.
Sous les deux premières races, le roi n'était majeur qu'à 22 ans, et, pendant sa minorité, les actes étaient scellés du sceau du régent. Cet usage était fondé sur l'opinion que le roi n'était point roi qu'il n'eût été sacré, et ce sacre était différé par le régent le plus longtemps qu'il pouvait ; aussi voyons-nous que, même encore sous la troisième race, où la puissance des régents était fort diminuée, les rois faisaient sacrer leurs fils de leur vivant, pour assurer leur état, que l'autorité du régent pouvait rendre incertain. Quelques auteurs prétendent que celui qui le premier prit le titre de régent, fut Philippe, comte de Poitiers, durant la grossesse de la veuve de son frère Louis X, surnommé Hutin.


La régence par les reines mères

Ce fut presque toujours le privilège des reines mères d'être régentes de leurs fils régnants en minorité. On a vu Brunehaut sous Childebert II, roi d'Austrasie, Frédégonde sous Clotaire II, Bathilde sous Clotaire III, Nantilde sous Clovis II, Alix de Champagne sous Philippe-Auguste, Blanche de Castille sous saint Louis, Louise de Savoie sous François Ier, Marie de Médicis sous Louis XIII, et Anne d'Autriche sous Louis XIV, gouverner l'état avec une autorité absolue, pendant l'absence ou la minorité des rois leurs fils. On ne trouve qu'Anne, femme de Henri Ier, à qui la régence de son fils, Philippe Ier, ne fut pas conférée : ce fut Baudouin, comte de Flandre, qui fut régent du royaume.

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