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L'origine de Régiment



Les régiments dans l'antiquité

Corps de troupes composé de plusieurs compagnies. Il est vraisemblable que les Perses furent les premiers qui organisèrent de grandes masses combattantes. Cyrus eut la pensée de former un ordre de bataille et d'exercer les soldats. Il forma le corps dit des immortels, qu'il composa des plus expérimentés ; il forma aussi des corps de cavalerie.
Chez les Grecs, les divisions de l'armée tiraient leurs noms de la différence des armes. L'infanterie se divisait en trois corps ; la cavalerie en autant d'escadrons : chaque corps avait un polémarque ou commandant, quatre capitaines, huit lieutenants, seize sous-officiers et un porte-enseigne.
La légion romaine se composait de cinq corps : les vélites, les hastaires, les primes, les triaires et la cavalerie.


Les régiments en France

Chez les premiers Français, on désignait les troupes par le nom de leurs bannières ; les compagnies étaient comptées par enseignes ; de là l'influence que les bannerets acquirent sur leurs compagnons d'armes. En France, l'armée étant originairement toute nationale, avait pour chaque localité des chefs, des règlements, une administration. A la fin du XVe siècle l'infanterie était divisée en compagnies et non encore en régiments. Le plus ancien date du XVIe siècle : c'est le régiment de Picardie, qui se composait de vingt compagnies de trente-cinq hommes chacune ; mais sous Charles IX on organisa des régiments ayant un colonel à leur tête.
La cavalerie reçut une organisation plus tardive ; ce ne fut que sous le règne de Henri IV que les compagnies de cette arme furent réunies en escadron. De l'époque seulement où Louis XIV créa des mestres de camp inamovibles, la division des corps fut faite d'une manière invariable. Les compagnies réunies formèrent des régiments, divisés en bataillons dans l'infanterie, en escadrons dans la cavalerie, et compagnies dans les deux armes.
Le premier soin que l'on apporta dans l'organisation sous Louis XIV fut de conserver le bon esprit militaire des vieilles compagnies. Chaque régiment en avait une des plus anciennes pour noyau ; elle imprimait aux jeunes soldats les habitudes, les leçons, les exemples. Le nombre des régiments varia suivant les temps et les circonstances. A l'avènement de Louis XVI au trône, l'armée était forte de 150 000 hommes, dont 20 000 cavaliers ; elle était divisée en 93 régiments d'infanterie française et étrangère, et 60 régiments à cheval. Pendant ce règne plusieurs modifications furent apportées ; nous ne les ferons point toutes connaître, nous dirons seulement que jusqu'à l'époque de la révolution française, les régiments portèrent le nom des provinces du royaume, quoique les soldats qui les composassent ne fussent pas tous de la partie de la France dont le régiment avait le nom.


Les différents régiments français

Le régiment des gardes-françaises était le premier de tous. Il était composé de trente compagnie ; de fusiliers et de trois compagnies de grenadiers. Les six régiments qui avaient rang immédiatement après celui des gardes étaient appelés vieux corps, parce qu'ils étaient réputés les plus anciens. Ils avaient l'avantage d'être toujours entretenus sur pied dans les temps où les autres troupes étaient réformées. Les régiments de Champagne, Navarre et Piémont, roulaient dans l'infanterie, jouissant alternativement chaque année des prérogatives de l'ancienneté.
On appelait régiments royaux, dans la cavalerie, ceux dont le roi, la reine et les enfants de France étaient colonels. On les désignait aussi par le nom de régiments bleus, parce que, à l'exception de celui de la reine, qui était vêtu de rouge, ces corps étaient habillés de bleu et ne changeaient point de rang.
Les régiments de prince étaient ceux qui avaient pour colonels des princes du sang. Ils étaient vêtus de gris et changeaient de nom et de rang à la mort du prince qui les commandait.
Les régiments des gentilshommes avaient pour colonel un gentilhomme dont ils portaient le nom. Leur rang ne changeait point.


Les régiments au cours de la révolution et de l'empire

Pendant les guerres de la révolution et de l'empire, l'armée fut divisée en régiments, qui subirent dans leur nombre et leur composition des accroissements ou des réformes suivant l'exigence des besoins. Sous la première restauration l'organisation par régiment fut conservée ; mais les premiers corps d'infanterie de ligne, d'infanterie légère et de cavalerie portèrent les noms du roi et des princes. Après les cent jours, en 1815, l'année ayant été divisée en légions départementales, la cavalerie conserva seule ce privilège. Cette organisation subsista jusqu'à la fin de 1820, époque à laquelle on revint au système des régiments.

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