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L'origine de Roue



Les différentes roues

Roue, du latin rota. C'est une machine simple, consistant en une pièce ronde de bois, de métal, ou d'autre matière, qui tourne autour d'un essieu. La roue simple est celle dont la circonférence est uniforme, ainsi que celle de son essieu : telle est la roue de voiture. La roue dentée est celle dont la circonférence ou l'essieu sont partagés en dents, afin qu'elles puissent agir les unes sur les autres au moyen de l'engrenage. On donne le nom de pignon aux petites roues tains qui engrènent dans les grandes ; on les appelle aussi quelquefois lanternes. Elles tendent à accélérer le mouvement.


La roue des potiers de terre

Strabon et Pline attribuent l'invention de cette roue au Scythe Anacharsis, qui mourut environ 550 ans avant avant Jésus-Christ. Mais Homère en parle dans ses ouvrages, et l'on sait que le père de la poésie grecque précéda de plusieurs siècles le disciple de Solon.


Le supplice de la roue

Cujas prétend que ce supplice était inconnu aux anciens, et Furgault, dans son Dictionnaire d'antiquités grecques et romaines, dit que la roue est un supplice de la plus haute antiquité. On y attachaitfortement le criminel ; on la faisait tourner de façon que ses membres y étaient dilatés et déchirés. Dans les temps modernes, ce genre de supplice a été imaginé en Allemagne, et on l'a appelé le supplice de la roue, ou parce qu'on expose le supplicié sur la roue, ou parce qu'en Allemagne, on le rompt avec une roue. Sous la première race de nos rois, on l'employait même contre les femmes, mais ce n'était que pour les plus grands crimes.
Frédégonde, épouse de Chilpéric, attribuant à des maléfices la mort du jeune prince Thierry, fils de Childebert II, roi d'Austrasie, fit, sur ce prétexte, brûler plusieurs femmes de Paris et en fit attacher d'autres sur la roue après qu'elles eurent eu les os rompus. En 1127, Louis-le-Gros fit mettre en croix Bertholde, principal auteur de l'assassinat de Charles-le-Bon, comte de Flandre, avec un chien attaché auprès de lui, qu'on battait de temps en temps, afin de lui faire mordre le visage, et le meurtrier, nommé Bouchard, fut roué. Ces exemples cependant étaient rares en France avant François Ier, qui par son édit de l'année 1538, ordonna d'infliger le supplice de la roue aux voleurs de grands chemins.
Ce supplice a été aboli depuis la révolution et remplacé par la guillotine.

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