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L'origine de Ruban



Depuis la nuit des temps

Si l'on veut remonter à l'origine des rubans, on la voit se perdre dans la nuit des temps. Quoique l'usage des sandales ne fût pas commun en Egypte, on en voit cependant à une statue d'Isis, qui sont attachées avec des rubans. Pietro della Valle dit en avoir vu de semblables à une momie. Chez les Juifs, chez les Grecs et chez les Romains, on attachait la chaussure, et l'on en vint à l'orner avec des rubans ordinairement croisés les uns sur les autres.
Quelquefois les femmes grecques liaient leurs cheveux avec des rubans ; Numanus reprochait aux Troyennes leurs mitres ornées de rubans ; les Juives s'en paraient aussi la tête, et le goût en passa aux Romains. Certains prêtres hébreux s'environnaient la tête d'un ruban de la largeur du petit doigt. La mitre du roi d'Egypte se nouait sous le menton avec des rubans, ainsi que le chapeau des voyageurs à la thessalienne.


Le ruban gaufré

Le ruban gaufré est celui sur lequel on imprime certains ornements de fleurs, d'oiseaux, de ramages ou de grotesques. La mode de ces rubans ayant commencé à s'établir vers l'an 1680, et la nouveauté leur donnant un grand cours, un nommé Chandelier, rubanier à Paris, lassé de gaufrer ses rubans en y appliquant successivement, comme ses confrères, plusieurs plaques d'acier gravées de divers ornements, ainsi qu'il se pratique pour la gaufrure des étoffes, imagina une espèce de laminoir, assez semblable à celui dont on se servait à la Monnaie pour aplatir les lames des métaux, mais beaucoup plus simple. A l'aide de cette machine, une pièce entière de ruban recevait la gaufrure en moins de temps que les autres ouvriers n'en employaient pour une seule aune. Le génie et l'invention de ce rubanier eurent leur récompense : les rubans gaufrés firent sa fortune.


Les fabriques de rubans

Les rubans de fil, de coton, de laine, de filoselle, connus sous le nom de padous, prirent naissance dans la ville de Padoue, en Italie ; ils se fabriquaient pour la plupart aux environs de Lyon ; Saint-Etienne en fournissait une grande quantité. Les rubans de fil, unis ou croisés, étaient fournis par les manufactures d'Ambert (Puy-de-Dôme) ; on les nommaient rouleaux ; ceux qui se fabriquaient à l'étranger nous venaient de la Hollande et de la Flandre. Les rubans de laine avaient leur principale fabrique à Amiens ; Rouen en livrait également beaucoup au commerce. Les rubans de soie se tiraient de Paris, Lyon et Tours, et de leurs environs. La fabrique de Paris l'emportait sur toutes les autres, tant pour les rubans de soie que pour ceux d'or et d'argent. Ces derniers étaient également envoyés par l'Allemagne et par la Suisse, qui en consommaient une énorme quantité : ils étaient très recherchés en France par les habitants des campagnes.

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