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L'origine de Saint-L'an-Gui



La fontaine de Saint-L'an-Gui

« Le culte du chêne, dit M. de la Villemeneuc dans son Analyse raisonnée des origines gauloises, a disparu ; les dieux romains et gaulois ne sont plus honorés dans la Gaule, mais le christianisme, en changeant la religion, n'a point détruit le fond des anciennes croyances : Cybèle et Teutatès n'existent plus ; cependant on voit encore aujourd'hui se renouveler les superstitions qui sont un reste de la religion mythologique de nos aïeux. Les druides ne descendent plus des sommets de leurs montagnes pour la cérémonie du gui, et pour le distribuer au peuple comme un remède universel qui avait le don de guérir non seulement les hommes, mais même les animaux. Cependant on voit encore le peuple des environs d'Autun venir à la fontaine du bon Saint-L'an-Gui, se mettre en prière auprès de cette source afin d'obtenir la guérison des maladies de langueur. On y jette le linge des malades pour savoir s'ils seront rappelés à la vie. Le signe le plus favorable est quand le linge flotte sur l'eau ; mais si malheureusement il s'enfonce, ce présage est alors regardé comme mauvais.
Il est à remarquer que la tradition du pays porte que les druides venaient tous les ans du Mont-Drud (autrefois Mons Druidarum, qui est une montagne encore couverte de bois) à cette fontaine, qui est vis-à-vis, pour faire les cérémonies accoutumées. Il est facile de voir que le culte, en changeant d'objet, est toujours le même ; qu'au lieu du gui, qui, selon Pline, était nommé, dans la langue des Gaulois, d'un nom qui signifiait omnia sanans (guérit-tout), c'est à présent l'eau de la fontaine de Saint-L'an-Gui qui opère ce miracle ; ce qui est encore confirmé par les noms de uc'hel-fel, miel d'en haut ; dour-dero, eau du chêne, que le gui porte dans la langue des habitants de l'Armorique.

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