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L'origine de Samaritaine


Ce bâtiment hydraulique, élevé à la seconde arche du Pont-Neuf, du côté du Louvre, sous le règne de Henri III, renfermait une pompe qui élevait l'eau et la distribuait, par plusieurs canaux, au Louvre et à plusieurs endroits de la ville.


La samaritaine reconstruite au XVIIIe siècle

Ayant été détruit en 1712, il fut rétabli avec art et avec un nouveau goût. Il était composé de trois étages, dont le second était au niveau du pont ; les faces de côté étaient percées de cinq fenêtres à chaque étage, et de deux sur le devant. Entre ces deux dernières était un avant-corps de bossage rustique, vermiculé et cintré au-dessus du cadran, placé dans un enfoncement ; le bas se trouvait rempli par un groupe représentant Jésus-Christ avec la Samaritaine, auprès du puits de Jacob, qui était figuré par un bassin dans lequel tombait une nappe d'eau qui sortait d'une coquille au-dessus. La figure du Christ était de Bernard et celle de la Samaritaine de Frémin, sculpteurs habiles. Sous le bassin se lisait cette inscription latine : Fons hortorum, puteus aquarum viventium (La fontaine des jardins, le puits des eaux vivantes). Dans le milieu, au-dessus du cintre, on avait élevé une campanile de charpente, revêtue de plomb doré, où étaient les timbres de l'horloge et ceux qui composaient le carillon, qui jouait à toutes les heures et demi-heures.
Depuis quelques années on avait détruit le groupe et la coquille, qui avaient été redorés à neuf en 1775, et les rouages qui mettaient en mouvement le carillon avaient été supprimés. Enfin, de nouveaux moyens ayant été imaginés pour procurer de l'eau aux fontaines et aux bassins du palais et du jardin des Tuileries, cette machine, qui menaçait ruine, fut entièrement démolie en 1813.

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