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L'origine de Sandale


Sandale, du latin sandalium.


Les sandales dans la Rome antique

« Espèce de chaussure, dit Millin dans son Dictionnaire des beaux-arts, qui ne consiste qu'en une semelle attachée au pied avec des courroies et des rubans, de sorte que les doigts du pied et la partie supérieure du pied restaient à nu. Parmi les ordres religieux, il y en a quelques uns à qui leur régie prescrit l'usage de pareilles sandales. Outre ces sandales, les anciens avaient aussi des chaussures qui couvraient le pied entier, et montaient souvent jusqu'aux chevilles et même jusqu'aux mollets.
Le mot propre par lequel les Romains désignaient cette dernière chaussure était calceus. Solea était le nom propre pour désigner les sandales attachées seulement avec des courroies. Un passage d'Aulus Gellius (livre XIII), met la chose hors de doute. Les souliers qui couvraient le pied entier étaient toujours regardés comme une chaussure très gênante ; on avait soin de se procurer du cuir très souple, et c'est ce qu'on appelait aluta, mot dérivé d'alumen (alun), parce qu'au moyen de l'alun on lui donnait cette souplesse qui le faisait tant rechercher.
Les matrones romaines, lorsqu'elles se montraient en des occasions solennelles, avaient de ces alutœ de cuir blanc ; les courtisanes au contraire préféraient des soleœ élégantes et ornées de broderies qui ne cachaient pas les formes d'un pied bien fait ; c'est pourquoi Ovide, dans le troisième livre de son Art d'aimer, donne aux courtisanes le conseil de cacher les pieds, s'ils sont difformes, dans une aluta d'un blanc éclatant. Les artistes préféraient la soleœ ou sandale pour la représentation, comme plus convenable à l'art. »


Les sandales chez les religieux

Nous appelons encore sandales les pantoufles que mettent le pape et les autres prélats quand ils officient, et qui sont, à ce que l'on croit, semblables à la chaussure de saint Barthélémy.

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