Accueil > Les origines commençant par S > L'origine de sangsue

L'origine de sangsue



L'utilisation de la sangsue en médecine

Si, contre toute vraisemblance, Thémison n'est pas le premier qui se soit servi des sangsues, il est du moins le premier auteur connu qui en fait mention. Hippocrate n'en a point parlé ; et Caelius Aurelianus n'en dit rien dans les extraits qu'il a faits des écrits de ceux qui ont pratiqué la médecine depuis Hippocrate jusqu'à Thémison. Les disciples de Thémison se servaient de sangsues en plusieurs occasions ; ils appliquaient quelquefois les ventouses à la partie d'où les sangsues s'étaient détachées, pour en tirer une plus grande quantité de sang. Galien ne fait aucune mention de ce remède, apparemment parce qu'il était particulier à la secte méthodique qu'il méprisait.
La sangsue est, comme on sait, une espèce d'insecte ou de ver aquatique, qui, applique au corps, perce la peau, tire le sang des veines, et procure quelquefois la santé par cette évacuation ; c'est par cette raison que les médecins grecs et romains les ont employées de très bonne heure. Ce moyen curatif a été employé plus ou moins souvent par nos praticiens ; mais c'est surtout vers le XVIIIe et le XIXe siècles qu'il est devenu d'un fréquent usage.


Les sangsues mécaniques

Cet instrument, inventé par M. Sarlandière, médecin, sert à remplacer les sangsues. Ses avantages sont de mesurer au juste la quantité de sang qu'on veut soustraire ; de faire affluer avec une promptitude ou une lenteur déterminée le fluide ; de produire un effet que les médecins appellent résolutif, supérieur à celui des sangsues ; de n'être pas dégoûtant comme ces animaux ; de ne faire presque pas de mal ; de pouvoir être employé en toute saison, en tout pays.

En complément :

Autres origines :