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L'origine de Signaux



Une invention grecque

L'invention des signaux, c'est-à-dire des moyens que l'on emploie pour se donner quelque avis quand on est hors de portée de la voix, est due aux Grecs ; il y en avait pour le jour et pour la nuit. Ces signaux, dont l'origine est fort ancienne, puisque Agamemnon en fit usage pour annoncer à Clytemnestre la prise de Troie, et qu'elle en fut informée le jour même malgré la grande distance qui la séparait de l'armée des Grecs, consistaient en feux ou en flambeaux qu'on plaçait sur les hauteurs, de distance en distance, de manière à ce que les deux plus proches pussent être vus de leurs stations.


Le perfectionnement des signaux

D'abord ces signaux ne purent donner aucun détail sur l'événement qu'ils annonçaient ; mais dans la suite ils se perfectionnèrent et furent capables d'en présenter les principales circonstances. Polybe parle d'une méthode par le moyen de laquelle on pouvait faire lire peu à peu à un observateur ce qu'il était intéressant d'apprendre ; il en attribue l'invention a un nommé Cléoxène. Dans une savante dissertation qui se trouve dans les Mémoires de la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut (1808), M. Mongez donne de nouveaux éclaircissements non seulement sur le passage d'Eschyle où Clytemnestre annonce au chœur que Troie est prise par les Grecs, qu'elle l'a été cette nuit même, ainsi que le lui ont appris les feux qui ont brillé successivement sur huit montagnes ; mais aussi sur quelques autres textes relatifs aux signaux.
On voit dans Tite-Live, dans Plutarque et dans d'autres auteurs qu'en plusieurs occasions les généraux romains se sont servis avec succès des signaux par le feu qu'ils avaient appris des Grecs.


Les signaux dans la marine

On entend par signaux, en terme de marine, des pavillons, des flammes et autres objets, qu'on hisse à la tête d'un mât, au bout d'une vergue, pour être aperçu et communiquer au loin quelque ordre. Les signaux de nuit se font au moyen des fusées, des coups de canon et des fanaux. La méthode la plus féconde est celle dans laquelle on donne à chaque pavillon le caractère d'un chiffre ; et de la réunion de deux ou de trois pavillons, qui figurent, l'un les unités, l'autre les dizaines, et le troisième les centaines, on peut composer tous les nombres possibles, depuis 1 jusqu'à 999. Chacun de ces nombres, ayant une phrase ou une idée qui lui correspond, est inscrit sur une table de signaux, au moyen de laquelle on a un langage aussi étendu que les besoins de la marine peuvent l'exiger.

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