Accueil > Les origines commençant par S > L'origine de sparterie

L'origine de Sparterie


C'est ainsi que nous nommons certains ouvrages faits en nattes. Ce mot est dérivé de sparte, pris du latin spartum, par lequel les Latins désignaient une plante ou espèce de jonc qui croît en Espagne sur les montagnes arides de Valence, de Murcie, etc.


La sparterie dans l'antiquité

Au rapport de Pline, de Clusius, de Varron, de Dioscoride et autres, les anciens en fabriquaient des cordages, des corbeilles, des paniers, des chaussures, des nattes, etc. En Espagne on est parvenus à le filer comme le lin et le chanvre, et à en faire des toiles excellentes et très fines.


Les premières manufactures de sparterie en France

En 1775, il s'est établi à Paris, rue Popincourt, une manufacture de sparterie, que le Journal de Paris (1780), fait amplement connaître ; il donne même l'état comparatif des expériences faites, en présence des commissaires de l'académie des sciences, pour juger de la force des cordages de sparte mis en parallèle avec ceux de chanvre. Les ouvrages de cette manufacture consistaient en cordes de tous genres, cordons, glands, guides et rennes, longes et sangles pour les chevaux, sangles de lits, tapisseries et tapis de jonc, à bordures, à lisières et à peluche , etc.
Au commencement du XIXe siècle M. de Gavoty, de Berthe, avait également établi une manufacture de sparte. Il se fait à cette époque une grande consommation de ces tapis, auxquels on donnait différentes couleurs ; ils étaient communément verts et imitaient le gazon.

Autres origines :