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L'origine de Symbole


Signe, marque, caractère qui sert à représenter une chose. C'était, chez les anciens peuples, une espèce d'emblème ou représentation de quelque chose morale, par les images. Ainsi la boule était le symbole de l'inconstance, le lion celui de la valeur. En Egypte, les symboles étaient fort estimés et répandus, et servaient à couvrir les mystères de la religion.


Les articles de la foi

Symbole se dit aussi du formulaire qui contient les principaux articles de la foi, ou, comme dit Morin dans son Dictionnaire étymologique, parce qu'il est la marque à laquelle on connaît les vrais catholiques, ou parce qu'il est le résultat de la conférence que les apôtres assemblés eurent entre eux au sujet de la foi ; car le mot symbole, en grec, signifie aussi conférence. On prétend que saint Cyprien est le premier qui a employé le mot symbole pour signifier l'abrégé de la foi chrétienne.
On donne ce nom, par excellence, à trois fameuses professions de foi : le symbole des Apôtres, le symbole de Nicée et le symbole de saint Athanase.


Le Symbole des Apôtres

Fabricius met parmi les écrits apocryphes l'homélie attribuée à saint Augustin sur la manière dont s'est formé le symbole appelé des apôtres ; il est dit dans cette homélie, dans Rufin et ensuite dans Isidore, que, dix jours après l'ascension, les apôtres étant renfermés ensemble pour se dérober aux Juifs, Pierre dit : Je crois en Dieu, le père tout-puissant ; André ajouta, Et en Jésus-Christ, son fils ; Jacques, Qui a été conçu du Saint-Esprit ; et qu'ainsi chacun des douze apôtres ayant prononcé un article, le symbole fut entièrement achevé.
On prétend qu'il existe dans la bibliothèque impériale de Vienne un manuscrit grec renfermant le Symbole des Apôtres, divisé en douze articles, avec les noms de ceux qui les ont composés. Le premier est attribué à saint Pierre ; le second à saint André ; le troisième à saint Jacques-le-Majeur ; le quatrième à saint Jean ; le cinquième à saint Thomas ; le sixième à saint Jacques-le-Mineur ; le septième à saint Philippe ; le huitième à saint Barthélemi; le neuvième à saint Mathieu ; le dixième à saint Simon ; le onzième à saint Thadée; et le douzième à saint Mathias. Ajoutons cependant que cette opinion n'est pas admise, quoique saint Léon paraisse la partager.

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