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L'origine de Syrie (ou Souristan)



Jusqu'à Alexandre-le-Grand

Vaste contrée de la Turquie d'Asie, appelée Cham par les Turcs ; ayant à l'est l'Euphrate, au nord le mont Taurus, à l'ouest la Méditerranée, et bornée au sud par l'Arabie ; comprenant les provinces anciennement appelées la Phénicie, la Séleucie, la Judée ou Palestine, la Mésopotamie, la Babylonie et l'Assyrie ; et ayant fait partie intégrante de l'empire des Perses jusqu'à l'invasion d'Alexandre-le-Grand.
A la mort de ce conquérant, la Syrie tomba en partage à Séleucus Nicator, qui l'érigea en royaume 312 ans avant J.-G. Ses successeurs, dits les Séleucides, occupèrent le trône pendant 249 ans, et le dernier roi, Antiochus XIII, fut dépouillé par Pompée. Alors ce grand royaume fut réduit en province romaine, à l'exception de Damas et son territoire ou régnèrent deux princes du nom d'Aretas.


Une contrée régie par des vice-rois

Dans les VIIe et VIIIe siècles les Sarrasins se rendirent maîtres de la Syrie ; mais les croisés vinrent la leur disputer, et cette contrée devint pendant plusieurs siècles le théâtre de scènes sanglantes entre les deux partis. Néanmoins Godefroi de Bouillon y régna pendant quelque temps, et jusqu'à ce que les Sarrasins eussent reconquis ce pays. Ceux-ci furent dépossédés par les soudans d'Egypte ; enfin les Turcs parvinrent à incorporer la Syrie dans l'empire Ottoman. Depuis lors, cette vaste contrée fut régie par des vice-rois qui tentèrent souvent de s'affranchir de leur dépendance envers la Porte ; tel fut l'émir Fakhr-Edyn, prince des Druses, qui, après avoir gouverné quelque temps en souverain, fut défait par Amurath IV.
Dans le milieu du XVIIIe siècle, Dhaher, scheick de la Palestine, se rendit aussi indépendant du sultan de Constantinople, mais finit également par succomber. C'est à ce scheick que succéda le fameux et féroce Djezzar, qui, lors de la mémorable expédition des Français en Egypte, ne se montra le soutien de la puissance ottomane que pour mieux affermir sa propre autorité. Quelque temps après la mort de Djezzar, la Syrie fut encore troublée par les Wahabys qui menaçaient de la subjuguer entièrement.
A peine eut-elle joui ensuite d'un peu de tranquillité, qu'elle fut envahie au commencement de 1832, par une armée égyptienne, sous les ordres d'Ibrahim-Pacha, fils de Méhémet-Ali, vice-roi d'Egypte, qui voulait la réunir à son gouvernement, malgré la volonté du sultan.


Divisée en quatre pachaliks

La Syrie fut divisée en quatre pachaliks : Acre, Alep, Damas et Tripoli. Du temps des Hébreux, Araméens d'origine, chaque province de ce pays était désignée par la ville qui en était la capitale ; par exemple l'Ecriture sainte dit, la Syrie de Damas, la Syrie d'Emoth, etc. La partie habitée présente une suite de vallées dont la plupart sont favorisées du plus heureux climat et d'une très grande fertilité.

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