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L'origine de Système atomique



Le système atomique en chimie

On suppose assez généralement parmi les savants que tous les corps de la nature résultent de l'agrégation de corpuscules infiniment petits, qui échappent à l'investigation de nos sens, même aidés des meilleurs instruments, et qu'ils nomment monades, molécules, atomes. Newton, qui partageait cette opinion sur la constitution intime de la matière, supposait les atomes solides, durs, invariables surtout, de dimensions, de figures, de qualités différentes, et propres à constituer par leur réunion toute espèce de corps. Les chimistes modernes paraissent avoir adopté l'opinion de ce grand géomètre, et ils ont prétendu que les molécules matérielles diffèrent pour chaque espèce de corps, par la grosseur et par le poids. C'est sur cette dernière hypothèse qu'est établi le système chimique connu sous le nom d'atomistique ou d'atomique, et généralement attribué au physicien anglais Dalton, quoique la première idée paraisse devoir être reportée à Higgins et à Richter, et que ce soit aux travaux de Humprey , Davy et de MM. Berzélius et Gay-Lussac qu'il doit son perfectionnement.


Les compositions d'atomes

Il paraît bien constaté que la molécule d'un corps composé, nommée par les chimistes molécule constituante, est complexe ; cette molécule résulte, non pas de la pénétration mutuelle, mais de la juxtaposition parfaite des molécules fournies par les corps simples composants, et qui ont reçu le nom de molécules simples ou intégrantes. La combinaison a donc lieu entre les atonies eux-mêmes ; et comme tous les faits démontrent que les composés chimiques renferment constamment les mêmes proportions de leurs constituants, il est facile d'en conclure qu'il y a eu combinaison d'un nombre déterminé d'atomes d'un des corps constituants avec un certain nombre d'atomes de l'autre élément. Ces molécules constituantes échappent tout aussi bien à l'analyse mécanique que les molécules intégrantes, et sont aussi considérées, dans la théorie chimique dont il s'agit ici, comme des atomes ayant des caractères distinctifs et un poids qui leur est propre, et qui peuvent se combiner avec d'autres atomes simples ou composés, d'où résultent des atomes plus complexes.
Enfin ceux-ci peuvent encore s'unir avec d'autres et produire des atomes d'une composition encore plus compliquée. En effet, dans la nature organique les atomes se trouvent à éléments très nombreux, et les combinaisons en sont si multipliées qu'il devient très difficile de leur donner des proportions déterminées. Ces derniers atomes reçoivent le nom d'atomes organiques, par opposition à ceux qu'on nomme atomes inorganiques et qui ne présentent guère une combinaison aussi complexe. Les molécules intégrantes sont donc des atomes simples, et les constituantes sont des atomes binaires, ternaires, quaternaires, etc., selon qu'elles résultent de l'union de deux, trois, quatre, etc., atomes fournis par des corps jusqu'alors non décomposés.


L'attribution de différents poids

Quoiqu'on ignore encore quel est le plus grand nombre d'atomes qui peut se rencontrer dans une combinaison de ce genre, l'on est porté à croire que le nombre des atomes fourni par un des éléments ne peut pas dépasser douze, puisqu'une sphère, qui est la figure solide qui offre le plus grand nombre de points de contact, ne peut être touchée que par douze sphères de la même dimension. Pour se former une idée de la manière dont les combinaisons s'opèrent entre les atomes, Dalton a imaginé de leur attribuer des poids différents, poids purement fictifs puisqu'ils sont relatifs à des corpuscules absolument impondérables, et qui ne font par conséquent qu'exprimer des rapports existant constamment entre les diverses proportions dans lesquelles s'opèrent les combinaisons chimiques.
Par exemple, l'expérience a appris que pour faire de l'eau, il faut nécessairement combiner 100 parties d'oxygène avec 12,5 parties d'hydrogène ; si donc l'on suppose que la combinaison s'est opérée atome à atome, les poids de l'atome d'oxygène et de l'atome d'hydrogène seront entre eux dans le rapport de 100 à 12,5. Il y a d'autres manières d'expliquer comment on peut arriver à déterminer le rapport existant entre les poids supposés des atomes de deux éléments ; mais ce n'est pas ici le lieu d'entrer en matière sur un pareil sujet.

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