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L'origine de Tatouage



Pratiqué dès l'antiquité

Nous lisons dans Hérodote que, parmi certaines nations, les figures tracées sur la peau étaient des marques de noblesse. Claudien nous apprend que les Pietes, natifs d'Albion, et les Gelons, peuple d'origine grecque, habitant les bords du Dnieper, gravaient sur leur peau différentes figures avec un instrument de fer. Les Tongouses ont la même pratique, au rapport de Gmelin. Dans l'île de Miangis, près de Mindanao, les hommes et les femmes découpaient leur peau et y gravaient certaines figures irrégulières, puis y introduisaient une poudre colorée, et frottaient le tout avec de la graisse. Dampier, qui avait examiné cette espèce de peinture sur la peau d'un prince miangi, assure qu'elle était bien exécutée, et produisait un bon effet. Il dit que les feuilles et les fleurs étaient bien imitées, et indiquaient une connaissance de l'art que l'on n'aurait pas supposée chez un peuple sauvage.


Le tatouage chez les différents peuples

Lady Montagne raconte que, dans le voisinage de Tunis, les femmes se paraient de certaines figures qu'elles traçaient sur leurs bras et sur leur cou, qu'elles rendaient ineffaçables en y brûlant une poudre particulière.
Les femmes des bords de la Gambie portaient sur leurs bras, leur cou et leur sein des figures qu'on y dessine dans leur première enfance par des piqûres faites avec une aiguille rougie au feu. Ces figures, qui étaient ineffaçables, ressemblaient à des ouvrages de soie.
Dans le royaume de Juida, les jeunes filles destinées au service du grand serpent subissaient une opération qui consistait à gratter la peau avec un instrument de fer, de manière à y tracer des figures qui ressemblaient à un ouvrage fait en satin.
En Amérique, la même pratique se retrouvait chez les sauvages de l'isthme de Darien. Wafer dit qu'ils piquaient leur peau avec une épine, jusqu'à ce qu'il en sorte du sang ; après quoi ils se frottaient avec une poudre qui laissait des traces ineffaçables. La même coutume règnait dans la Floride, la Virginie, la Louisiane et le Canada. (Bibliothèque britannique)

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