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L'origine de Taxidermie


Terme créé pour exprimer l'art de préparer, monter et conserver les animaux.


Les premiers moyens de conservation des oiseaux en France

Réaumur paraît être le premier qui ait publié quelques principes sur l'art de garantir de la corruption les peaux des oiseaux. Ces moyens consistaient à les mettre dans l'esprit-de-vin, pour les conserver pendant le voyage et la traversée, et à les monter ensuite sur un fil d'archal. Les plus gros animaux étaient bourrés avec de la paille, d'où est venu le mot empailler, que les naturalistes modernes ont réformé pour y substituer celui de monter.
Schœffer, qui vint après, se contenta de couper les oiseaux en deux parties, après les avoir dépouillés, et de les remplir de plâtre.
Il parut à Lyon, en 1758, un ouvrage qui avait pour titre : Mémoire instructif sur la manière de rassembler et de préparer les diverses curiosités d'histoire naturelle, dans lequel l'auteur pose quelques principes utiles à la taxidermie. En 1786, l'abbé Manesse publia un traité sur la manière d'empailler et de conserver les animaux et les pelleteries. Cet ouvrage contient des avis fort utiles. Les alcalis sont les moyens qu'il emploie ; mais cette substance, qui attire puissamment l'humidité de l'air, se dissout dans les temps de dégel, et couvre les plumes et les pattes d'une liqueur salée qui fixe la poussière et ternit les plumes. Il n'en est pas de même des grands quadrupèdes, on ne connaît pas encore de moyens préférables à ceux qu'il indique.
Mauduit a donné un mémoire sur la manière de préparer les oiseaux morts, inséré dans la cinquième livraison de l'Encyclopédie méthodique, histoire naturelle des oiseaux. L'auteur n'indique aucun moyen de conservation ; et les fumigations sulfureuses qu'il fit adopter à Daubenton lui parurent très propres à faire périr les insectes destructeurs.


Les moyens employés dans les autres pays et par la suite

Les Hollandais, qui sont grands amateurs d'oiseaux rares, suppléèrent à tous autres moyens de conservation, en fixant l'animal, qu'ils avaient monté, dans une boîte proportionnée à son volume, garnie en dedans de papier, blanc, et ayant sur le devant un verre assujetti et mastiqué avec soin.
Les Anglais employaient les mêmes moyens pour conserver les animaux ; mais cette manière de les enfermer se refusait à un arrangement méthodique, et l'œil et la science y perdaient également.
En 1802, il parut presque en même temps deux ouvrages sur la taxidermie, l'un par M. Nicolas, l'autre par M. Flenon. Le premier emploie une pommade savonneuse et une liqueur tannante, avec lesquelles il prétend que les animaux montés se conservent très longtemps. Quant à M. Flenon, l'essence de térébenthine est à peu près le seul préservatif qu'il indique ; mais l'essence de térébenthine a l'inconvénient d'absorber et de ternir les couleurs, même les plus brillantes.
Les moyens qu'on employa par la suite au cabinet d'histoire naturelle de Paris, étaient le savon arsenical de Becœur, apothicaire de Metz, et le créateur de l'art de la taxidermie, une colle de gomme et du coton gommé.

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