Accueil > Les origines commençant par T > L'origine de teinture

L'origine de Teinture



Pratiquée depuis la plus haute antiquité

L'art de teindre paraît avoir fait, dès les premiers temps, des progrès rapides dans certains pays. Moïse parle d'étoffes teintes en bleu céleste, en pourpre, en écarlate double ; de peaux de moutons, teintes en orangé et en violet. Ces teintures demandaient des préparations fort étudiées.
Les Tyriens ont été sans contredit ceux qui ont le mieux réussi à teindre les étoffes de pourpre ; et les anciens avaient une si grande estime pour cette couleur, qu'elle était consacrée au service de la divinité. La pourpre était aussi, dès les temps les plus reculés, la marque des dignités importantes. Le roi de Phénicie, auquel la tradition porte qu'on présenta les premiers essais de cette couleur, l'avait réservée pour le souverain et pour l'héritier présomptif de la couronne. Entre les présents que les Israélites firent à Gédéon, l'Écriture parle des habits de pourpre trouvés dans la dépouille des rois de Madian. Homère donne assez à entendre qu'il n'appartenait qu'aux princes de porter cette couleur.


Le perfectionnement de la teinture

Il est certain que la teinture a dû être très imparfaite tant qu'elle n'a pas été aidée par la chimie ; mais, depuis que les principes de cette science ont été appliqués à la composition des couleurs et à leur combinaison avec les matières qu'elles doivent colorer, l'art de teindre, qui, vers la fin du XVIIIe siècle, consistait encore dans l'application pure et simple des substances colorantes à la surface des corps, a dû faire et a fait effectivement un pas immense vers sa perfection.

Autres origines :