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L'origine de Télescope


L'invention du télescope est une des plus belles dont les modernes puissent se vanter ; elle fut faite, à ce qu'il paraît, vers l'année 1609.


Certainement inexistant dans l'antiquité

Quelques savants ont cru que les anciens avaient eu l'usage des télescopes, et que d'une tour fort élevée de la ville d'Alexandrie on découvrait les vaisseaux qui en étaient éloignés de six cents milles ; mais cela est impossible, puisque la rondeur de la terre empêche de voir de dessus une tour de cent cinquante pieds un objet situé sur l'horizon à une plus grande distance que douze ou quatorze milles de Hollande, et un vaisseau à la distance de vingt milles.
Il est très douteux que Jean-Baptiste Porta, noble napolitain, ait eu une idée nette du télescope, comme on l'a supposé d'après un passage assez obscur de sa Magie naturelle, imprimée en 1529.


Une invention de Jacques Métius

Vers l'an 1609, Jacques Métius, frère d'un professeur de mathématiques à Franeker, composa, dit-on, la première lunette de longue vue. « Cet homme, dit Descartes, qui n'avait jamais étudié, mais qui prenait plaisir à faire des miroirs et des verres brûlants, ayant à cette occasion des verres de différentes formes, s'avisa de regarder au travers de deux, dont l'un était convexe et l'autre concave, et il les appliqua si heureusement aux bouts d'un tuyau que la première des lunettes en fut composée. »
Ce Métius était tellement avare de son secret qu'il n'en fît pas même part à son frère Adrien, et consentit à peine à montrer son instrument au prince Maurice de Nassau, qui l'était venu visiter exprès. Un ministre de la religion, qui le vit peu de temps avant sa mort, ne put le déterminer à mettre par écrit le procédé de sa construction.


Une découverte retravaillée par Galilée

« Heureusement Galilée, au mois d'avril ou de mai 1609, entendant parler de cet instrument au moyen duquel les objets éloignés paraissaient comme s'ils étaient voisins, se mit à chercher comment la chose était possible, d'après la marche des rayons lumineux dans des verres sphériques de diverses formes. Quelques essais tentés avec des verres qu'il avait sous la main produisirent l'effet désiré ; peu de jours après il présenta plusieurs télescopes au sénat de Venise, avec un écrit où il en développait les immenses conséquences pour les observations nautiques et astronomiques. Depuis il perfectionna son invention, et mit enfin son instrument en état d'être tourné vers le ciel. Ce fut alors qu'il s'illustra par de nouvelles observations sur la lune, les planètes, les étoiles, et qu'il reconnut sur le globe du soleil des taches mobiles, ce qui le conduisit à conclure que cet astre tourne sur son axe... Après tant
et de si admirables découvertes, ajoute M. Biot (Biographie universelle), on a droit de s'étonner qu'on ait voulu contester à Galilée l'invention du télescope, avec lequel il les a faites, comme si, en pareil cas, l'inventeur n'était pas celui qui, guidé par des règles certaines et par de grandes vues, a su tirer des merveilles de ce que le hasard avait jeté brut en d'inhabiles mains. »
Toutefois, comme presque toutes les découvertes n'ont été achevées enfin qu'après des tâtonnements successifs, il est juste de ne pas oublier dans leur histoire les hommes qui ont fait les premiers pas dans cette voie : Pierre Borel, dans son traité de Vero telescopii iuventore (1655), cite plusieurs témoignages favorables à un lunetier nommé Zacharie Jans, et d'autres à Jean Lapprey, tous deux de Middelbourg.


Le perfectionnement du télescope

Le télescope a été perfectionné par Kepler et Huyghens.
De tous les télescopes, le plus célèbre est, sans contredit, celui de Herschell : il présente un tube de fer de quatre pieds dix pouces de diamètre et de quarante pieds de long, pesant plusieurs milliers de livres. Ce tube s'incline du zénith à l'horizon, et peut se mouvoir dans tous les sens avec autant de facilité que de sûreté. Il fut établi eu 1788. C'est au moyen de cet instrument que son auteur a enrichi l'astronomie d'importantes découvertes.


Le télescope sciotérique

Cet instrument, dont on attribue l'invention à M. Molineux, est un cadran horizontal, garni d'un télescope, pour observer le temps vrai, et pendant le jour et la nuit, et pour régler les horloges à pendules, les montres, etc.

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