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L'origine de Testament



Connu depuis la plus haute antiquité

L'usage des testaments est de la plus haute antiquité, et leur origine doit être rapportée au droit naturel des gens, et non au droit civil, puisqu'ils avaient lieu dès les temps où les hommes n'avaient encore d'autre loi que celle de la nature. On doit seulement rapporter au droit civil les formalités et les règles des testaments.
Eusèbe dit que Noé partagea la terre à ses trois fils, et qu'après avoir déclaré ce partage à ses enfants, il dressa un écrit qu'il scella et remit à Sem, lorsqu'il se sentit proche de sa fin. Abraham, avant qu'il eût un fils, se proposait de faire son héritier le fils d'Eléazar, son intendant. Il donna, dans la suite, tous ses biens à Isaac, et fit seulement des legs particuliers aux enfants de sa concubine. Il est parlé de legs et d'hérédité dans le prophète Ézéchiel. Isaac donna sa bénédiction à Jacob, lui laissa ses possessions les plus fertiles, et ne voulut point révoquer cette disposition, quoiqu'il en fût vivement sollicité par Esaü. Jacob régla pareillement l'ordre de succéder entre ses enfants ; il donna à Joseph la double part qui appartenait à l'aîné, quoique Joseph ne le fût pas.
Les Egyptiens apprirent la manière de tester de leurs ancêtres descendants de Cham, ou des Hébreux qui demeurèrent cent dix ans en Egypte.
Les législateurs grecs, qui avaient voyagé en ce pays, en empruntèrent les meilleures lois ; aussi voit-on que l'on testait à Lacédémone, à Athènes et dans les autres villes de la Grèce.


Les testaments dans la Rome antique

Si la loi des douze tables restreignait aux seuls pères de famille le droit de faire des dispositions testamentaires et de recevoir des legs, la faculté de tester n'en était pas moins en usage chez les Romains, où l'on regardait comme un honneur de participer, en pareil cas, aux largesses de ses amis, et comme une espèce de honte, d'en être exclus. Plutarque rapporte que c'était la coutume chez eux, quand ils étaient rangés en bataille, tout prêts à prendre leurs boucliers et à ceindre leurs robes, de faire leur testament sans rien écrire, en nommant seulement leur héritier devant trois ou quatre témoins ; c'est ce qu'on appelait testamenta in procinctu facere.


Les testaments dans les Gaules

Tous les peuples policés ont donc connu les avantages des dispositions testamentaires. Les Gaulois, entre autres, trouvaient de la douceur à n'être pas privés, dans leurs derniers moments, du commerce des bienfaits.

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