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L'origine de Thé



Une plante d'origine chinoise et japonaise

Arbuste qui croît de temps immémorial à la Chine et au Japon, où il s'élève à la hauteur de cinq à six pieds. Les Chinois le nomment theh, et les Japonais tsiaa. Cet arbrisseau est toujours vert ; il se plaît dans les plaines basses, et sur les collines et les revers des montagnes qui jouissent d'une température douce.
Les Chinois ne pouvaient manquer de donner une origine surnaturelle à une plante qui est pour eux d'une si grande importance. Darma, disent-ils, fils d'un monarque des Indes, s'était voué à une profonde solitude. Il avait coutume de méditer dans un jardin jusqu'à la naissance du jour. Une nuit, prés de succomber au sommeil, il s'arracha les paupières et les jeta à terre, où elles prirent racine et produisirent la plante qui porte le thé.


L'introduction du thé en Europe

Il paraît que le thé fut introduit en Europe par les Hollandais en 1610 , qu'il fut apporté en France en 1636, et de Hollande en Angleterre en 1666, par les lords Arlington et Ossory : il se vendit d'abord excessivement cher.
Déjà les Anglais avaient essayé d'acclimater chez eux le thé, et cet arbrisseau y avait pu fleurir et être placé en espalier, lorsqu'en 1808 les premiers essais de cette culture, tentés dans l'île de Corse, laissèrent entrevoir les plus grandes espérances de procurer à ses habitants une branche de commerce assez considérable. Du thé apporté de Russie en 1814, et désigné sous le nom de xenomopa thea imperialis, réussit à Toulouse ; et un pied de thé bouho ou bohea est venu également bien, en 1819, dans une propriété de M. Morteaux, au Bourdette, près de Foix, département de l'Ariège.


L'art de cultiver le thé

Les différences qu'on remarque dans les diverses sortes de thé qui sont connues dans le commerce, et qui proviennent toutes de la même plante, résultent des divers sols où croît cet arbrisseau, de l'âge auquel on récolte les feuilles et de la préparation qu'on leur fait subir. Quant à l'odeur que répand le thé, elle ne tient point de sa nature, mais bien des plantes et surtout de l'olivier odorant avec lesquelles on le mêle.
La première récolte de thé, faite à la Chine et au Japon, a lieu vers la fin du mois de février ; c'est la plus recherchée. Les feuilles, à peine développées, sont petites, tendres, et les meilleures de toutes. On les réserve pour l'usage de l'empereur et de la cour ; elles portent, pour cette raison, le nom de thé impérial. La seconde récolte se fait vers les premiers jours d'avril. Parmi les feuilles qui la composent, une grande quantité n'ont pas encore toute leur crue. On les sépare des grandes, et l'on en fait une classe à part, qu'on vend sur le même pied que celles qui proviennent de la première récolte. Enfin la troisième récolte, qui se fait au mois de mai, est la dernière et la plus abondante. On la divise en trois classes ; la troisième comprend les feuilles les plus grossières : c'est le thé dont le peuple fait usage.

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