Accueil > Les origines commençant par T > L'origine de thermomètre

L'origine de Thermomètre



Un instrument inventé au XVIIe siècle

Cet instrument de physique, qui sert à faire connaître et à mesurer les degrés de chaleur et de froid, a été inventé, en 1600, par Corneille Drebbel, Hollandais, mort à Londres en 1634.
Ce thermomètre, très imparfait, consistait en un tube de verre, terminé d'un côté par une boule et ouvert à l'extrémité opposée. On le plongeait par cette même extrémité dans une liqueur colorée, puis, en appliquant la main sur la boule, pour chauffer et dilater l'air intérieur, on déterminait une portion de cet air à s'échapper à travers la liqueur, en sorte que, quand on retirait ensuite la main, l'air qui restait, venant à se condenser par le refroidissement, permettait à la liqueur de s'introduire jusqu'à une certaine hauteur par la pression de l'air extérieur.


Le perfectionnement du thermomètre

Bientôt les physiciens s'occupèrent de perfectionner cette première ébauche, et d'amener l'instrument à n'être plus qu'un simple thermomètre ; tel était celui qu'on a nommé thermomètre de Florence, et qui consiste dans un tube de verre, terminé de même par une boule, mais que l'on scellait hermétiquement par le haut après l'avoir rempli d'une liqueur colorée jusque vers le milieu de sa hauteur.
Depuis, Réaumur perfectionna le thermomètre : la construction de son instrument fut généralement accueillie ; on ne parla plus que du thermomètre de Réaumur, et il se forma une liaison si intime entre le nom de l'inventeur et celui de l'instrument, que les thermomètres dont on se servait étaient appelés thermomètres de Réaumur, quoiqu'ils ne soient pas faits d'après sa méthode. La marche du thermomètre moderne usité en France se rapporte à deux termes fixes, dont l'un, qui sert de point de départ, ne diffère de celui qu'employait Réaumur qu'en ce que l'eau, dont la température détermine ce même terme, est à l'état de glace fondante, et non à l'état de congélation commencé ; l'autre, qui donne la limite opposée est la chaleur de l'eau bouillante. On divise d'abord en 80 degrés la distance comprise entre les deux termes fixes, puis on continue la même division au-dessous de zéro.
Dans le thermomètre que l'on appelle centigrade, cette distance est divisée en 100 parties.
Le thermomètre de Fahrenheit, qui est à mercure, a pour terme fixe le degré de la congélation formée par l'hydrochlorate ammoniacal et celui qui répond à la chaleur de l'eau bouillante. L'intervalle entre ces deux termes est divisé en 212 parties. Le 32e degré coïncide avec le 0 de notre thermomètre ; ainsi 9 degrés de Fahrenheit valent 4 degrés du thermomètre divisé en 80 parties, ou 5 degrés du thermomètre centigrade.


Le thermomètre métallique

L'expérience nous démontre que les métaux sont susceptibles de dilatation pendant les grandes chaleurs, et de condensation pendant les grands froids. Cette observation, a donné à Breguet l'idée d'un thermomètre métallique composé d'une spirale en acier, à l'une des extrémités de laquelle est placée une aiguille qui marque sur un cadran les variations de température les plus légères et qui paraîtraient insensibles sur un thermomètre ordinaire.


Le thermomètre au mercure

En 1806, M. Goubert a eu l'idée ingénieuse de faire un thermomètre avec le baromètre lui-même : on peut observer sur son instrument, d'abord, la hauteur barométrique ; puis, par un simple changement de situation, la température du mercure. L'académie de Dijon, sur le rapport d'une commission, a donné son approbation à cet instrument. Le thermomètre de M. Goubert, à l'esprit-de-vin ou au mercure, est gradué d'après la congélation du mercure ; il a l'avantage de rendre les observations plus courtes et plus faciles à faire et à inscrire qu'en employant les thermomètres anciens. L'instrument à l'esprit-de-vin, coloré en jaune foncé, conserve mieux sa couleur, et, étant réglé sur des étalons en mercure, il s'accorde parfaitement avec ces derniers dans l'usage ordinaire.

Autres origines :