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L'origine de Théurgie



Une sorte de magie antique

Les anciens donnaient ce nom à la magie par laquelle ils se flattaient d'avoir commerce avec les divinités bienfaisantes. Aristophane et Pausanias attribuent l'invention de la théurgie à Orphée, qu'on met au nombre des magiciens théurgiques. Il enseigna comment il fallait servir les dieux, apaiser leur colère, expier les crimes et guérir les maladies. On a encore les hymnes composés sous son nom, vers le temps de Pisistrate ; ce sont de véritables conjurations théurgiques.


Des similitudes avec les mystères de Cérès

Il y avait une grande conformité entre la magie théurgique et la théologie mystérieuse du paganisme, c'est-à-dire, celle qui concernait les mystères secrets de Cérès, de Samothrace, etc. Il n'est donc pas étonnant qu'Apollonius de Tyane, Apulée, Porphyre, Jamblique, l'empereur Julien, et d'autres philosophes platoniciens et pythagoriciens, accusés de magie, se soient fait initier dans ces mystères. Ils reconnaissaient à Eleusis les sentiments dont ils faisaient profession. La théurgie était donc fort différente de la magie goétique ou goétie, dans laquelle on évoquait les dieux infernaux et les génies malfaisants ; mais il n'était que trop ordinaire de s'abandonner en même temps à ces deux superstitions, comme faisait Julien.


Les formules théurgiques

Les formules théurgiques, selon Jamblique, philosophe platonicien, avaient d'abord été composées en langue égyptienne ou en langue chaldéenne. Les Grecs et les Romains, qui s'en servirent, conservèrent beaucoup de mots des langues originales, qui, mêlés avec des mots grecs et latins, formaient un langage barbare et inintelligible aux hommes ; mais qui, selon le même philosophe, était clair pour les dieux. Au reste, il fallait prononcer tous ces termes sans en omettre, sans hésiter ou bégayer, le plus léger défaut d'articulation étant capable de faire manquer toute l'opération théurgique.

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