L'origine de Titre
Se dit de certaines qualités qu'on donne par honneur aux princes et aux grands seigneurs. On donne aux rois le titre de majesté, au pape le titre de sainteté, aux cardinaux celui d'éminence, aux princes celui d'altesse, au sultan celui de hautesse, aux ambassadeurs celui d'excellence, etc.
Le titre des ouvrages littéraires
Ce que les Latins nommaient titulus, les Grecs, dit Millin dans son Dictionnaire des beaux-arts, l'appelaient didascalia. C'était la coutume chez ces peuples de mettre des titres ou instructions à la tête des pièces de théâtre ; et ces titres apprenaient en quel temps, à quelle occasion, et sous quel magistrat ces pièces avaient été jouées. Cependant on ne mettait de titre qu'aux pièces représentées pour célébrer quelque grande fête, comme celles de Cybèle, de Cérès, de Bacchus, etc. Il ne nous reste point de titre entier d'aucune pièce grecque ou latine, pas même de celles de Térence.
Quant au titre des manuscrits des anciens, il se plaçait en tête de l'ouvrage, et on le répétait à la fin en petits et en gros caractères ; c'est ce que Winckelmann assure d'après l'inspection des manuscrits d'Herculanum qui ont été déroulés.
Le titre dans l'orfèvrerie et la monnaie
En termes de monnaie et d'orfèvrerie, titre se dit de la quantité de métal fin que contient une pièce d'or ou d'argent ou un ouvrage fait avec ces métaux. Les anciennes pièces de France n'étaient point toutes au même titre ; ainsi les pièces d'or de 48 livres et de 24 livres sont au titre de 901 millièmes ; celles de 6 livres et de 5 livres, au titre de 906 millièmes ; les pièces de 30 sous et de 15 sous, au titre de 660 millièmes ; enfin les pièces de 24 sous, 12 sous et 6 sous, qui ont été réduites aux valeurs respectives de 20 sous, 10 sous et 5 sous, sont supposées au titre de 906 millièmes.