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L'origine de Tribu



L'étymologie du mot Tribus

Tribu, du latin tribus, qui a la même signification et vient d'un mot grec qui signifie troisième partie, par le changement du t en b, parce que le peuple romain fut, dans l'origine, divisé en trois parties ou tribus, selon le témoignage des plus anciens auteurs. Dans l'antiquité on appelait tribu une certaine quantité, une certaine portion de peuple distribuée sous différents districts.


Les tribus des Hébreux

Les Hébreux formèrent douze tribus, selon le nombre des enfants de Jacob, qui donnèrent chacun leur nom à leur tribu ; mais, ce patriarche ayant encore adopté, en mourant, les deux fils de Joseph, Manassé et Ephraïm, il se trouva treize tribus, parce que celle de Joseph fut partagée en deux après la mort de Jacob. La famille de Joseph s'étant prodigieusement multipliée en Egypte, devint si suspecte aux rois du pays, qu'elle se vit obligée de passer dans la terre de Chanaan, sous la conduite de Josué, qui la divisa entre onze tribus de cette famille. La tribu de Lévi ne fut pas admise au partage, étant consacrée au service religieux ; mais on pourvut à sa subsistance, en lui assignant des demeures dans quelques villes, ainsi que les prémices, les dîmes et les oblations du temple.


Les tribus dans l'antiquité gréco-romaine

Athènes, dans sa splendeur, était divisée en dix tribus, qui avaient emprunté leurs noms de dix héros du pays ; Démosthène en parle souvent dans ses harangues.
Chez les Romains, le mot tribu avait deux acceptions ; il se prenait également pour une certaine partie du peuple, et pour une portion des terres qui lui appartenaient. C'est le plus ancien établissement dont il soit fait mention dans l'histoire romaine. Il faut se garder de confondre l'état des tribus sous les rois, sous les consuls, et sous les empereurs, car elles changèrent entièrement de formes sous ces trois sortes de gouvernements. On peut les considérer sous les rois comme dans leur origine, sous les consuls comme dans leur état de perfection, et sous les empereurs comme dans leur décadence, du moins par rapport à leur crédit et à la part qu'elles avaient au gouvernement ; car tout le monde sait que les empereurs réunirent en leur personne toute l'autorité de la république, et n'en laissèrent plus que l'ombre au peuple et au sénat.

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