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L'origine de Tuileries



Le Palais des Tuileries

Nicolas de Neuville, sieur de Villeroi, secrétaire des finances, possédait hors de Paris une maison avec cour et jardin, dans un lieu voisin de celui où l'on fabriquait de la tuile, lieu que, dans les titres du XIVe siècle, on nommait la Sablonnière. En 1518, François Ier fit l'acquisition de cette propriété pour la donner à sa mère, Louise de Savoie, qui ne garda que peu de temps l'hôtel des Tuileries, et le donna, en 1525, pour en jouir pendant sa vie, à Jean Tiercelin, maître-d'hôtel du dauphin.
C'est sur l'emplacement de cette propriété que s'éleva dans la suite, par les soins de Catherine de Médicis, le vaste et magnifique château des Tuileries, après que Charles IX, par son édit du 28 janvier 1564, eut ordonné la démolition du palais des Tournelles. Les fondements de ce nouveau palais, dont Philibert Delorme et Jean Bullau avaient donné les plans, furent jetés au mois de mai de la même année.


L'embellissement du palais

Les jardins furent environnés d'un mur à l'extrémité duquel on fit commencer les fortifications du côté de la rivière, par un bastion auquel ou mit la première pierre le 11 juillet 1566 ; mais la superstition de la reine lui fit discontinuer ce beau palais, et lui inspira le dessein de faire bâtir l'hôtel de la Reine, qu'on a nommé depuis l'hôtel de Soissons.
Le château des Tuileries, dans l'état où le laissa la reine Catherine de Médicis, n'était composé que du gros pavillon du milieu, des deux corps de logis qui ont chacun leur terrasse du côté des jardins, et des deux pavillons qui les terminent. Ces cinq corps de bâtiment n'avaient pas l'élévation qu'ils ont eue depuis, mais ils ne laissaient pas de former un tout dont les proportions étaient fort régulières. Henri IV agrandit ce château, et fit commencer, en 1600, la grande galerie qui le joint au Louvre. En 1664, Louis XIV ordonna, pour la restauration et l'embellissement de ce château, plusieurs ouvrages dont l'exécution fut confiée à Louis Levau et à François Dorbay, son élève.


Le jardin conçu par Le Nôtre

Le jardin des Tuileries n'était autrefois ni aussi commode ni aussi bien distribué qu'il l'est aujourd'hui : car, séparé du château par une rue qui, régnant le long de ce palais , aboutissait jusqu'à la porte d'entrée actuelle, près du Pont-Royal, son étendue n'était pas à beaucoup près aussi considérable qu'elle l'est à présent ; il y avait cependant un étang, un bois, une volière, une orangerie, des allées, des parterres, un écho, un théâtre et un labyrinthe. La disposition de ce jardin, tel que nous le voyons aujourd'hui, est due au célèbre André Le Nôtre : elle est si belle et si ingénieuse, que, quoique ce jardin ne contienne que soixante-sept arpents, on y trouve cependant tout ce qu'on peut désirer dans les promenades les plus vastes. L'habileté de l'artiste lui fit surmonter les obstacles de l'inégalité du terrain , et il rendit ce jardin l'objet de l'admiration des Parisiens et des étrangers.

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