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L'origine de Urne



L'étymologie du mot Urne

On appelait particulièrement urne chez les anciens les vases destinés à recevoir et à renfermer les cendres des morts, et ce nom indiquait suffisamment leur usage ; il est formé du mot latin urna, urnula, dérivé de urcre, qui signifie brûler.


Les urnes antiques

Il est bon de remarquer que l'on faisait quelquefois servir d'anciens vases à cet emploi ; c'est pourquoi on a trouvé, dans les tombeaux des environs de Naples, quelques vases grecs, en petit nombre cependant, qui contenaient des os et des cendres. Souvent les Égyptiens renfermaient dans les urnes des oiseaux sacrés, après les avoir embaumés ; ces urnes étaient d'ordinaire chargées d'hiéroglyphes.


Les multiples usages de l'urne par les romains

Les Romains enfermaient dans des urnes les cendres des morts qu'ils se faisaient un devoir de brûler. Ils se servaient aussi de ces vases pour jeter les bulletins de suffrages dans les jugements et dans les assemblées des citoyens pour l'élection des magistrats. Ils les employaient encore pour la divination. C'était des urnes que sortaient les noms de ceux qui devaient combattre les premiers aux jeux publics. Enfin on conservait le vin dans des urnes ; dans ce cas on les appelait amphores.
L'urne était aussi chez les Romains une mesure de capacité, qui tenait environ quatorze pintes. Comme les urnes cinéraires étaient celles dont l'usage était le plus fréquent à Rome, il y en avait de toutes sortes de matières. On faisait des urnes d'or, d'argent, de bronze, de verre, de terre cuite, de marbre, de porphyre : il y en avait de toutes formes et de toutes grandeurs. Celles de terre étaient les plus grandes, parce qu'étant destinées aux moins riches, dont on prenait moins de sain à réduire les cadavres en cendres, les os, qui n'étaient qu'à demi brûlés, tenaient naturellement plus de place.

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