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L'origine de Vase



Des cornes en guise de vases

Les anciens étaient persuadés que les cornes des animaux avaient été les premiers vases dont on s'était servi pour conserver et pour boire les liqueurs ; cet usage même a subsisté longtemps chez plusieurs peuples, l'huile sacrée du tabernacle était gardée dans une corne. Galien remarque qu'à Rome on mesurait l'huile, le vin, le miel et le vinaigre dans des vases de corne ; Horace et César en parlent fort clairement. Pline attribue en général le même usage à tous les peuples septentrionaux ; Xénophon fait la même remarque à l'égard de plusieurs peuples de l'Asie et de l'Europe. Les anciens poètes représentent toujours les premiers héros buvant dans des cornes. Bartholin assure qu'autrefois, an Danemark, on ne buvait que dans des cornes de bœuf ; et dans une grande partie de l'Afrique, c'étaient les seuls vaisseaux que l'on connaissait pour conserver les liqueurs.


Les premiers vases en terre cuite

On ne tarda pas cependant à imaginer les vases de terre cuite : les Phéniciens, les Grecs, et plusieurs autres peuples, s'en sont servis. On parvint ensuite à préparer les peaux des animaux et à les rendre propres à conserver les liqueurs. L'usage des outres est très ancien ; il est dit, dans la Genèse, que, lorsque Abraham renvoya Agar, il lui mit sur l'épaule une outre pleine d'eau. Il paraît même que, dans ces temps reculés, les outres étaient les vaisseaux dont on se servait le plus ordinairement pour conserver les vins et les autres liqueurs : Job le donne à connaître très positivement.
Ces premiers vases donnés par la nature, aussi bien que ceux qui furent formés à leur imitation, furent dans la suite, quoiqu'on ne puisse déterminer précisément l'époque, remplacés par d'autres, dont les formes nous sont décrites avec une grande variété dans le onzième livre d'Athénée.


Les vases dans l'antiquité gréco-romaine

Les Grecs et les Romains ont montré une grande profusion et beaucoup de magnificence dans leurs différentes sortes de vases ; les uns ornaient les tables et les buffets des riches et des grands, et d'autres servaient à des usages domestiques. Ces vases étaient de bronze de Corinthe, de Délos ou d'Egine, ou bien d'argent, et souvent enrichis d'ornements en relief, qui quelquefois étaient poussés du dedans en dehors, ou qu'on ciselait sur le vase même ; quelquefois aussi ces ornements étaient travaillés séparément, et fixés ensuite sur des vases par la soudure ; d'autres fois des vases de bronze étaient recouverts d'une épaisse plaque d'argent, sur laquelle on avait ciselé des ornements et des figures.
La quatrième verrine de Cicéron nous apprend qu'Antiochus, roi de Syrie, en traversant la Sicile, avait avec lui un grand nombre de vases pour servir à son usage habituel. La plupart de ces vases, dit Cicéron, étaient d'argent, plusieurs étaient d'or et enrichis de pierreries précieuses : on y remarquait entre autres un vase d'une seule pierre avec une anse.

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