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L'origine de Vent


Les changements qui interviennent dans la pesanteur spécifique et dans le ressort de l'air, par des causes qui agissent inégalement sur ses différentes parties, donnent naissance aux vents, en déplaçant une portion de ce fluide et en lui communiquant un mouvement progressif.


La force du vent

L'intensité de la force du vent varie entre des limites très étendues, depuis l'agitation légère qui produit le zéphyr jusqu'au mouvement impétueux d'où naissent les ouragans. Dans ce qu'on peut appeler un vent doux, l'air parcourt de 66 à 83 pouces dans une seconde ; dans un vent élevé, la vitesse varie de 41 à 48 pieds ; enfin dans un ouragan qui renverse les édifices et déracine les arbres, la vitesse s'élève à 138 pieds par seconde.


Les différents vents dans l'antiquité

Les plus anciens auteurs n'ont connu que quatre vents principaux, qu'ils faisaient sortir des quatre points cardinaux du monde, qui sont l'orient, l'occident, le midi et le septentrion. Homère n'en nomme que quatre. Les Latins les ont appelés, comme lui, eurus, zephyrus, notus et boreas. Eurus est le vent d'orient ; zephyrus, celui d'occident; notus ou auster, celui du midi ; et boreas, celui du septentrion.
Dans la suite on en ajouta quatre autres qu'on plaça entre les premiers, et le nombre en fut tellement fixé à huit chez les Grecs, que Vitruve nous apprend qu'on avait bâti à Athènes une tour de marbre octogone ou à huit pans, sur chacun desquels on avait sculpté la figure d'un vent, et que sur cette tour était placé un triton de bronze, tournant au gré des vents, et tenant à la main droite une baguette avec laquelle il montrait la figure de celui qui soufflait.
Les Romains enchérirent sur les Grecs ; ils divisèrent en trois les quatre parties de l'hémisphère, et mirent deux vents dans chacune, lesquels, joints aux quatre principaux, firent le nombre de douze, comme l'écrit Sénèque. Varron dit la même chose en rapportant leurs noms. On voyait à Caiéte, ville maritime de la Campanie, aujourd'hui Gaëte au royaume de Naples, une colonne dodécagone ou à douze faces, sur chacune desquelles était gravé le nom d'un vent.


La rose des vents

Quoique les vents suivent une infinité de directions différentes, les unes obliques, les autres parallèles à l'horizon, on se borne, dans l'estimation ordinaire de la direction du vent, à considérer le point de l'horizon d'où il est censé partir pour arriver à l'observateur qui se regarde comme étant au-dessus du centre de ce cercle ; et l'on suppose la circonférence du même cercle divisée en trente-deux parties égales par seize rayons, ce qui donne, en allant de la circonférence au centre, trente-deux directions, que l'on a nommées airs ou rumbs de vents, et dont l'ensemble forme la rose des vents.


Les différentes sortes de vents

L'observation a fait ranger les vents en trois classes ; savoir, les vents généraux, les vents périodiques, et les vents irréguliers.
Les vents généraux, ou ceux dont l'action est continue et suit une direction constante, règnent entre les deux tropiques et rarement au-delà. Les vents périodiques, que l'on désigne aussi sous le nom de vents alizés et moussons, soufflent constamment pendant plusieurs mois et sont ordinairement suivis de vents contraires d'une égale durée.
Enfin les vents irréguliers sont ceux qui soufflent de différents côtés dans un même pays, sans observer aucune époque ni aucune durée déterminée ; ce sont les plus ordinaires dans les climats tempérés.
Les dénominations de sud, est, nord et ouest, données encore aujourd'hui aux vents qui soufflent de ces points de l'horizon, leur furent, dit-on, appliqués par Charlemagne.

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