Accueil > Les origines commençant par V > L'origine de vernier

L'origine de Vernier



Une sorte d'échelle de mesure

Quel que soit le nombre des parties égales tracées sur la circonférence d'un cercle, il importe souvent de pouvoir estimer avec exactitude des fractions de l'une de ces parties ; et c'est à quoi l'on parvient très aisément au moyen du procédé imaginé dans le XVIe siècle par un artiste français nommé Vernier. Il consiste simplement à adapter aux instruments destinés à la mesure des angles et des longueurs, une petite pièce de métal embrassant un arc du limbe, et divisée en autant de parties égales, plus une, qu'il en existe sur cet arc.
Si, par exemple, la pièce de métal ou le vernier répond à 9 parties du limbe, et qu'il soit divisé en 10 parties égales, chacune de celles-ci sera les 9/10 de l'une des plus petites parties du limbe ; d'où résulte la possibilité d'évaluer les 1/10, les 2/10, les 3/10 etc. de l'une de ces mêmes parties.


Une échelle utilisée en astronomie et en géodésie

Cette petite échelle est depuis lors jointe aux instruments de géodésie et d'astronomie. Elle a longtemps porté le nom de Nonius, parce que Pierre Nunes, astronome portugais, mort en 1577, est auteur d'un moyen très ingénieux aussi pour estimer les parties de degré ; mais il est moins simple et moins commode que le précédent. On peut voir la description qu'il en donne lui-même dans son excellent livre De crepusculis.

Autres origines :